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Le 11 juillet 2009 à 03:37
Rubriques :
Mes poèmes
Je vais vous en raconter
une de bien bonne,
mais de vraie de vrai,
même si elle vous étonne.
L’autre jour sur les allées
je rencontrais une amie
qui s’inquièta de mon état avancé
et de ma mine vert de gris.
Comme j’étais couvert,
de pied en cap, de pansements
son visage en devint vert
craignant d’embrasser un volcan.
Alors pour la tranquilliser,
je dus lui conter ma mésaventure,
j’en étais vraiment obligé
de ne rien lui cacher de l’aventure
à l’origine de mes maux.
J’étais dans un avion, peuchère,
et, passant la tête par le hublot,
afin de regarder la terre,
et une bîche aux abois,
je m’étais trop penché.
Je ne sais trop pourquoi
au cerveau le sang était monté.
Rêvais-je de galipettes
et de tendres caresses?
Alors le poids de ma tête
plus lourd que celui de mes fesses,
j’étais passé par dessus bord.
Lamentablement j’étais tombé.
Moi qui me croyais fort,
je m’étais fait culbuter.
Comme je voulais me relever,
je n’avais pas vu un maudit cheval
qui sans compassion m’avait percuté
m’envoyant balader au bal.
Bien non! dans mon inconscience,
j’avais oublié mon chapeau.
Je n’avais plus toute ma science
et envolés tous mes mots.
J’avais rebondi sur une auto,
d’une belle couleur crêve-coeur,
dans un double et triple salto
digne des meilleurs patineurs.
Là où j’avais eu le plus mal, véritablement,,
c’était d’avoir cogné ma tête
sur une soucoupe volante vert-diamant.
Pour sûr ce n’était pas ma fête.
Mon amie était incrédule.
De mon histoire, ainsi en était-il,
car je lui pondais une pendule
et ses yeux flipper faisaient tilt.
En fait, avais-je conclu, simplement,
ne vous récitant pas le solfège:
“Va donc demander béatement
au petit patron du manège.”