Le Diable a une technique très au point pour asservir sa proie... il faut d'abord qu'elle devienne un objet. plus la femme est réactive, libérée, plus elle réfléchit, plus elle est vivante, ouverte, réceptive, plus grande est la jouissance de la soumettre...
C'était le mois d'aout et après deux mois de plan-plan attitude (on mange chez moi le vendredi, le samedi et le dimanche chez toi) et rien la semaine ... celle-ci étant réservée aux copines : chaque fois que je proposais quelque chose en semaine, l'Homme n'était pas dispo, mais il l'était pour elles... non, non, je suis persuadée que ce n'était pas des petites copines, plutot des grandes copines, pas dangereuses qui ne mettaient pas en danger le couple Homme - Mère qui lie ce genre de spécimen...
Et moi, femme libérée, qui avait vécu, qui croyait avoir une super sensiblité, j'étais aveuglée par le charisme de l'Animal... je devrais dire plutôt hypnotisée...
L'été était arrivé et nous partimes à nouveau en Bretagne dans une chambre d'hôtes délicieuse enfouie dans la verdure, entourée d'un hectare de terrain... moi, parisienne, je suis enchantée au plus large sens du terme lorsque je me retrouve dans un écrin de nature... pour moi, le plus bel écrin qui existe. En plus la mer, si régénérante n'était pas loin...
J'avais un problème de dos, ayant aidé une amie à déménager, Douglas, si prévenant au début, me laissa me débrouiller dans les transports en commun avec ma grosse valise pour le rejoindre chez lui... alors qu'au début, il venait me cherche et pas aussi chargée... vous avez dit : sadisme ??? peut-être... et comme je ne suis pas du genre à demander...
Arrivés en Bretagne, il me demanda (mais ses demandes étaient des actes hypnotiques, la proie étant fascinée par le serpent (pourtant, je ne m'appelle pas Eve).. une totale déforestation de la bête, moi qui suit pour la préservation de la nature.. et je me laissais faire.. il utilisa un petit rasoir... Voilà comment une femme prévenue... n'en vaut pas deux...
Le Diable a une technique très au point pour asservir sa proie... il faut d'abord qu'elle devienne un objet. plus la femme est réactive, libérée, plus elle réfléchit, plus elle est vivante, ouverte, réceptive, plus grande est la jouissance de la soumettre...
L'acte sexuel se faisait "du producteur au consommateur" pas trop de préliminaires... que du temps perdu... j'étais mise au même rang que sa voiture, un des amours de sa vie, c'est à dire qu'il aurait du suffire de mette la clé de contact pour que l'allumage se fasse... je m'adaptais, étant pas trop rouillée au niveau de la mécanique, mais je commençais à me sentir objet de plaisir...mon âme réclamait... mes tripes étaient en manque d' une totale harmonie..
La femme que j'étais, n'était pas reconnue, il n'y avait pas d'empathie, pas de vibration commune, pas cette fulgurance qui nous entraine quand nous ne sommes pas liés qu'au niveau mental... j'étais frustrée, bien que , je l'avoue, pas totalement, sexuellement..
Sans compter, les horreurs qu'il me disait lorsque nous faisions l'amour... je suis certaine ,que seuls les impuissants affectifs ont besoin de ce genre de stimulation... c'est la différence entre l'érotisme et la pornographie... nous étions en pleine pornographie...et une partie de moi était dégoutée même si l'autre partie prenait son pied, de façon purement mécanique...
Mais, le jour; Douglas se transformait en ange, tendre, gentil, à l'écoute de mes désirs, le Diable de la nuit était oublié... il avait des idées quant à ce qu'on pouvait faire dans la région, il aimait bouger, dévorer un plateau de fruit de mer avec un bon vin blanc, ce qui me ravit.... Intellectuellement, il décollait, avec un humour, un esprit que je trouvais rares.
Lorsque j'étais avec lui dans la mer, je me sentais nos âmes liées , la mer étant un excellent révélateur ,comme le vin ,de l'essence d'un être, la mer lavait la couche de négativité de son âme...