Le blog de Epervier50
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Si belle!
Tu es si belle dans ton silence sensuel.
Un plaisir de chatouiller tes émotions.
J’en garde un refrain d’extase ébloui,
Le sublime, un partage parfumé.
Tu es si belle, cette chambre adorable,
Notre nudité respectable, nos yeux charmants;
Nos lèvres mouillées, l’élan accepté,
Des mains chaleureuses, un toucher rassasié.
Tu es si belle, des murmures enlacés.
Belle frimousse qui agace mon esprit désiré.
Allongée, je te recouvre de baisers éméchés.
La folie de s’aimer, s’évanouir agréablement.
Tu es si belle, une peau fruitée, le délice.
S’assoupir, humer tes désirs, l’étourdissement.
Tu es si belle que je m’endors, un rêve si pur
Qu’à mon éveil, la Belle n’est plus, image reflétée.
André, épervier
http://epervierlepoete.iquebec.com
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Adorables murmures.-
A mi-voix, j’ose te dire mes gourmandises sensuelles.
Bruissement léger dans un accord splendide, émerveillé.
Susurrer doucement des mots enfantins, simplicité.
Valser entre nos baisers, l’approbation de nos envies.
L’harmonie d’une intonation particulière, amusée.
Plainte, complainte, douceur perpétuelles de l’amour.
Le côté gracieux, l’accueil non désobligeant, l’apothéose.
Perception d’un respect prononcé avec plaisir et sérénité.
La nuit venant, les étoiles déposent nos écrins harmonieux
Dans un soulagement pour mieux reprendre nos élans chaleureux.
La vie sommeille et nos cœurs en sont réjouis.
André, épervier
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La vieille dame.-
Assise, cheveux fatigués, visage bousculé.
L’errance d’un passé d’amour, solitude disgracieuse.
L’intonation amère, des mots disloqués, absurdes.
Une chasteté dans un silence grandiose, morose.
Quelques pleurs aveuglés, un miroir macabre.
L’insuffisance de supporter ces cicatrices indigestes.
L’ampleur d’un regard d’espoir, lèvres desséchées.
Le pourquoi de vivre, destruction absolue.
Se savoir ampleur malgré un esprit terrassé.
Se lever péniblement, des yeux avides de tendresse.
Des mains crevassées, un cœur rempli d’incertitude.
Vitres cendrées, paysage interrogé, désolation.
Des voix célestes, un rendez-vous, l’accord.
Sillonne ton corps calleux, la lumière!
Souffrance envolée… enfin la liberté!!!
André, épervier
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Féerie ensorcelante
Poudre blanche valsant, spectacle laiteux.
Cocaïne, ivresse gelée, mirage blanchâtre.
Froidure incontestée, bourrasque écrémée.
Neige farineuse, froid âpre, gorge rugueuse.
Avalanche torrentielle, désordre verglacé.
Blanchoyer ce ciel lacté, nuit claire.
Mystère hiémal, frisson désagréable.
Écume opalescente, firmament laineux.
Arôme glacial, solstice grandiose.
Vent mitraillé, nordet spectaculaire.
Poussière de neige, l’incroyable froidure.
Tourbillon impétueux, cristaux de glace.
L’hiver des ans, départ précipité.
Vitre givrée, chaleur glacée.
Foyer enfariné, blancheur surprenante.
Corps givreux dans l’attente d’une envolée.
André, épervier
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La première neige
Surprise totale par un matin grisâtre.
Flocons légers tapissant le sol verdâtre.
Toits endormis, un constat surprenant.
Octobre gelé, froide bise sifflant.
La beauté de l’innocence, nature coagulée.
Couverture emmitouflée, image miroitée.
Sapinage figé, un pinceau téméraire
Dessinant un spectacle non arbitraire.
Hivernache, la relâche de nos corps frileux.
S’accoutumer, triste froidure, l’homme gueux.
Douceur primitive, un ciel morose.
Arbres gélifs, l’absence absolue d’une rose.
Neige enneigée, esprit froidureux, peu gracieux.
Malgré tout, la froideur de la vieillesse, le malheureux.
Passe le temps, froidir ses émotions agitées.
Vent froid, complaintes troublées.
André, épervier
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Les valises.-
Alité dans l’attente morbide d’une fin totale.
Le regard livide sans expression humaine.
Chambre glaciale, odeur malsaine, disgracieuse.
L’appel tragique, un silence étouffé, personnel.
On offre la prière, s’agenouiller humblement.
L’impossible à accepter, sensation d’étouffement.
Sortir, solution espérée, un papa à l’agonie.
Le désir d’alléger cette peine incroyable, effroyable.
Ce couloir aux couleurs mesquines, révoltantes.
S’éloigner vitement puis une voix impersonnelle :
« Monsieur, vous oubliez les valises, Monsieur! »
Comment répondre à une telle insulte injustifiée?
Saisir le téléphone, rejoindre maman, absolument
Puis lui dire l’inconcevable, le noir non accepté.
Raccrocher le combiné, partir vraiment
Et oublier surtout les maudites valises.
André, épervier
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