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Le 20 octobre 2009 à 03:41
J’ai longtemps pensé que la vie était un cadeau, qu’on pouvait en faire une route parsemée d’étoiles et…de quelques cailloux.
Mais mon chemin est devenu aride, sans fleur, sans amour et sans couleur…
J’avais mal démarré dans ma vie, des coups durs, du manque d’amour…
Mais j’ai connu aussi de bons moments, de belles heures, donné la vie, des études, une réussite professionnelle, des voyages, des horizons lointains, de bonnes rencontres, des amours, de la passion, des rires mais aussi des larmes, des divorces, des rancœurs, des blessures et puis le poids de la maladie.
La maladie incurable, sans le moindre espoir de guérison, avec son cortège de douleurs, de remèdes infâmes (cortisone, chimiothérapie), d’insomnies et surtout de solitude.
J’ai souvent relevé la tête dans les coups durs, affronté la souffrance en silence, pleuré seule dans ma chambre. A genoux, je me suis toujours relevée, serré les dents et repris le cours de ma vie, sublimant ce mal vivre en soignant les autres.
J’ai aimé le soleil qui se lève sur la mer, l’eau qui cascade dans les montagnes, la griserie de l’avion qui décolle dans les airs, le plaisir d’un chant d’oiseau dans l’aube, l’émotion infinie d’un mot d’amour chuchoté à l’oreille.
J’ai appris quelques mots de plusieurs langues étrangères pour communiquer avec d’autres cultures.
J’ai aimé les paysages d’ici et d’ailleurs…
Mais aujourd’hui, les murs de la ville me cachent le soleil et il n’y a que des pigeons dans les grandes villes !
Je suis aujourd’hui à bout de souffle, sans force, je suis par terre.
Cette inutile dernière intervention m’a coupé les ailes, c’est fini…
« Stone, le monde est stone
Je cherche le soleil
Au milieu de ma nuit
Je ne sais pas si c’est la terre
Qui tourne à l’envers
Ou bien si c’est moi
Qui me fait du cinéma
Qui me fait mon cinéma
Je cherche le soleil
Au milieu de ma nuit
Stone, le monde est stone
J’ai plus envie de me battre
J’ai plus envie de courir
Comme tous ces automates
Qui bâtissent des empires
Que le vent peut détruire
Comme des châteaux de cartes
Stone, le monde est stone
Je cherche le soleil au milieu de la nuit
Laissez-moi me débattre
Ne venez pas me secourir
Venez plutôt m’abattre
Pour m’empêcher de souffrir
Jai la tête qui éclate
Je voudrais seulement dormir
M’étendre sur l’asphalte
Et me laisser mourir… »
Fabienne THIBEAULT
« Je me crois en enfer, donc j’y suis »
Arthur RIMBAUD