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Conjugaison


Le 27 février 2010 à 03:30


"C'est le plus vieux tango du monde
 Celui que les têtes blondes
 Anonnent comme une ronde
 En apprenant leur latin" Jacques BREL


La conjugaison est une art difficile qui se perd dans les méandres d'une société qui occulte l'art des mots d'une langue française qui s'encanaille d'argot de mots anglais...

La grammaire, bien qu'elle se soit simplifiée, reste pour beaucoup un art difficile et négligé tout comme l'orthographe que ne cernent plus les dictées.

On voit fleurir tant de fautes dans les livres, les magazines, les sites et les blogs.

L'art d'accorder les verbes ont inspiré un poète inconnu mais bien doué.
Pour ceux qui aiment la langue française, c'est un plaisir !

 
Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.
 
Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être
Etre voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.
 
Son frère Avoir était en banque
 Et faisait un grand numéro,
 Alors qu'Être, toujours en manque
 Souffrait beaucoup dans son ego.

 Pendant qu'Être apprenait à lire
 Et faisait ses humanités,
 De son côté sans rien lui dire
 Avoir apprenait à compter.
 
 Et il amassait des fortunes
 En avoirs, en liquidités,
 Pendant qu'Être, un peu dans la lune
 S'était laissé déposséder.

 Avoir était ostentatoire
 Lorsqu'il se montrait généreux,
 Être en revanche, et c'est notoire,
 Est bien souvent présomptueux.
 
 Avoir voyage en classe Affaires.
 Il met tous ses titres à l'abri.
 Alors qu'Être est plus débonnaire,
 Il ne gardera rien pour lui.

 Sa richesse est tout intérieure,
 Ce sont les choses de l'esprit..
 Le verbe Être est tout en pudeur
 Et sa noblesse est à ce prix.
 
 Un jour à force de chimères
 Pour parvenir à un accord,
 Entre verbes ça peut se faire,
 Ils conjuguèrent leurs efforts.

 Et pour ne pas perdre la face
 Au milieu des mots rassemblés,
 Ils se sont répartis les tâches
 Pour enfin se réconcilier.
 
Le verbe Avoir a besoin d'Être
 Parce qu'être, c'est exister.
 Le verbe Être a besoin d'avoirs
 Pour enrichir ses bons côtés.
 
 Et de palabres interminables
 En arguties alambiquées,
 Nos deux frères inséparables
 Ont pu être et avoir été.

 auteur inconnu...

La langue française est une belle langue et je me désole de la voir si souvent écorchée Parfois, je pense qu'elle est mieux défendue par ceux qui se battent pour avoir le droit de l'utiliser (Québec, Wallonie en Belgique...)

Bravo à Yves Duteuil d'avoir écrit une si jolie chanson en hommage à notre langue.
Yves Duteil
LA LANGUE DE CHEZ NOUS
Paroles et musique: Yves Duteil


C'est une langue belle avec des mots superbes
Qui porte son histoire à travers ses accents
Où l'on sent la musique et le parfum des herbes
Le fromage de chèvre et le pain de froment

Et du Mont-Saint-Michel jusqu'à la Contrescarpe
En écoutant parler les gens de ce pays
On dirait que le vent s'est pris dans une harpe
Et qu'il en a gardé toutes les harmonies

Dans cette langue belle aux couleurs de Provence
Où la saveur des choses est déjà dans les mots
C'est d'abord en parlant que la fête commence
Et l'on boit des paroles aussi bien que de l'eau

Les voix ressemblent aux cours des fleuves et des rivières
Elles répondent aux méandres, au vent dans les roseaux
Parfois même aux torrents qui charrient du tonnerre
En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux

C'est une langue belle à l'autre bout du monde
Une bulle de France au nord d'un continent
Sertie dans un étau mais pourtant si féconde
Enfermée dans les glaces au sommet d'un volcan

Elle a jeté des ponts par-dessus l'Atlantique
Elle a quitté son nid pour un autre terroir
Et comme une hirondelle au printemps des musiques
Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs

Nous dire que là-bas dans ce pays de neige
Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout,
Pour imposer ses mots jusque dans les collèges
Et qu'on y parle encore la langue de chez nous

C'est une langue belle à qui sait la défendre
Elle offre les trésors de richesses infinies
Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre
Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie

Et de l'Île d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s'est pris dans une harpe
Et qu'il a composé toute une symphonie

Et de l'Île d'Orléans jusqu'à Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s'est pris dans une harpe
Et qu'il a composé toute une symphonie.


 





Loola30 dit :


posté il y a 101 semaine




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