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Pour terminer la soirée . . . chanson interprétée par ce grand artiste et Monsieur qui nous a quitté . . .


Le 12 janvier 2013 à 02:16


Un grand Monsieur avec plein de sensibilité . . .



 

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Michel Berger

Michel Berger

Description de cette image, également commentée ci-après

Michel Berger (1990)

Surnom Michel Berger
Nom Michel Jean Hamburger
Naissance 28 novembre 1947
Neuilly-sur-Seine (France)
Pays d'origine Drapeau de France France
Décès 2 août 1992 (à 44 ans)
Ramatuelle (France)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Producteur de musique
Arrangeur musical
Genre musical Pop
Rock
Chanson française
Instruments Piano / chant
Années d'activité 19631992
Labels Pathé Marconi / EMI (1963-1971)
Warner Music (1972-1992)
Entourage France Gall
Daniel Balavoine
Coluche
Luc Plamondon
Jean-Jacques Goldman
Véronique Sanson
Béatrice Grimm

Michel Berger, pseudonyme de Michel Jean Hamburger, né le 28 novembre 1947 à Neuilly-sur-Seine et mort le 2 août 1992 à Ramatuelle, est un pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français. Il était l'époux de la chanteuse France Gall.

Biographie

Jeunesse

Michel Berger est le fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas. Il passe ses vacances à Saint-Cergue, en Suisse[1]. Il est scolarisé au Lycée Carnot (Paris, XVIIe arr.). Agrégé de philosophie[2], il obtient, à 19 ans, sa maîtrise sur l'« Esthétique de la pop » avec une étude comparative des deux derniers albums de Jimi Hendrix[3].

Producteur et compositeur

Il se fait connaître en tant que chanteur dès l'époque de Salut les copains dans les années 1960 et sort en 1963 un premier EP 45 t avec la chanson phare D'autres Filles. D'autres 45 tours vont suivre mais n'accrochent pas le public. Il passe ensuite à la production chez EMI où il écrit, entre autres, Les Girafes pour Bourvil en 1967 et Vanina Michel avec qui il a une histoire en 1969. Entré chez Warner Music en 1972, il produit les deux premiers albums de sa compagne de l'époque, Véronique Sanson. En 1973, il relance la carrière de Françoise Hardy avec l'album Message personnel et produit également son 45 tours suivant, Je suis moi, en 1974.

La même année il écrit pour France Gall La Déclaration d'amour. Il relance la carrière de la chanteuse et produira tous ses albums dès 1975 avant de l'épouser le 22 juin 1976.

Dans les années 1980, il crée sa propre maison de disques, Apache, qui, plus tard est associée à Warner Music.

En 1985, il écrit et réalise l'album Rock 'n' Roll Attitude de Johnny Hallyday. Pour ce dernier, il réalise encore le live Johnny à Bercy, captation du show Johnny se donne à Bercy qu'il met en scène et qu'Hallyday donne en septembre 1987 au Palais omnisports de Paris-Bercy, avant de réaliser celui de France Gall à la fin de la même année, Le Tour de France 88.

Entre-temps, il compose un opéra rock, Starmania[4]. Le texte est écrit par Luc Plamondon et l'album studio sort en 1978. Il est notamment interprété par France Gall, Claude Dubois, Daniel Balavoine, Diane Dufresne, Nanette Workman, Éric Estève et Fabienne Thibeault. Starmania, le spectacle, créé au Palais des congrès de Paris en 1979, remporte un vif succès, réitéré en 1988 avec, entre autres, Maurane, Sabrina Lory, Renaud Hantson, puis avec des distributions différentes lors des reprises dans les années 1990 (une version anglaise, nommée Tycoon sera réalisée en 1991).

En 1988, dans une interview à Michel Denisot, il déclare être fasciné par Edouard Lock, Duke Ellington, le film Amadeus, Jacques Kerchache et Vanessa Paradis : « On lui tape beaucoup dessus et c'est très-très bon signe. (...) elle va devenir une très-très grande vedette »[5].

En 1990, il compose un nouveau spectacle musical dont le texte est toujours écrit par Luc Plamondon, La Légende de Jimmy, inspiré de la vie de James Dean, avec Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre, Nanette Workman et une mise en scène signée Jérôme Savary. Ce spectacle obtient peu de succès.

Il compose également plusieurs musiques de films : Mektoub d'Ali Ghalem (1970), Sérieux comme le plaisir de Robert Benayoun (1975), Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau (1982) et Rive droite, rive gauche de Philippe Labro (1984). Il compose aussi les musiques de films publicitaires, dont celle d'Orangina.

Il fait partie des rares artistes français à s'être engagés de très près dans des œuvres humanitaires, exclusivement pour celle d'Action Écoles en 1985 aux côtés de France Gall, Richard Berry et Daniel Balavoine, mais aussi pour l'Éthiopie avec Renaud (Chanteurs sans frontières) et pour Les Restos du cœur avec Coluche.

Le 12 juin 1992 sort un album interprété pour la première fois en duo avec France Gall, Double jeu. Quelques semaines après, le 2 août exactement, Michel Berger meurt dans sa chambre, foudroyé par une crise cardiaque causée probablement par le surtravail auquel il était accoutumé (et malgré une lettre où son père lui conseillait de consulter un médecin pour son cœur fragile). Il venait de jouer une partie de tennis quelques heures auparavant alors qu'il passait ses vacances à Ramatuelle avec son épouse. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris.

Deux enfants sont nés de son union avec France Gall : Pauline Isabelle (14 novembre 1978 - décédée le 15 décembre 1997 d'une mucoviscidose) et Raphaël Michel (né le 2 avril 1981).

Chanteur

La carrière de chanteur de Michel Berger débute dans les années 1960, période des chanteurs yéyés, celle de Salut les copains. Mais après avoir enregistré des 45 tours qui ne rencontrent pas un grand succès, il retourne à son rôle de directeur artistique chez Pathé Marconi jusqu'à ce qu'il enregistre ses premiers albums solos, Cœur brisé, en 1973. Seuls les titres Pour me comprendre et Attends-moi émergent de l'album.

Le premier succès de Michel Berger date de 1973 avec Écoute la musique (Quelle consolation fantastique) juste après sa rencontre avec sa nouvelle muse France Gall.

En 1975, il connaît un succès mitigé avec l'album Que l'amour est bizarre dont la chanson éponyme et Seras-tu là ? sont les deux plus réussies. L'année suivante, seule la chanson Mon piano danse, extraite de l'album homonyme, connaît un modeste succès.

Mais c'est 1980 qui est l'année charnière pour Michel Berger ; son nouvel album Beauséjour connaît trois grands succès publics : La Groupie du pianiste, Quelques mots d'amour et Celui qui chante. La même année, il monte sur scène au Théâtre des Champs-Elysées, avec le même succès.

Michel Berger aligne encore d'autres succès comme Mademoiselle Chang en 1981, Voyou et Les Princes des villes en 1983, Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et Y'a pas de honte en 1985.

Après un concert au Zénith en 1986, année de la mort de ses amis Daniel Balavoine et Coluche, il n'écrit à partir de cette période que des chansons pour France Gall et pour l'opéra rock La Légende de Jimmy. Il revient en tant que chanteur avec l'album Ça ne tient pas debout, dont Le Paradis blanc en 1990, qui sera son dernier succès en solo.

Dans Lunettes noires pour nuits blanches, en 1990, il raconte que le premier disque qu'il ait acheté était de Ray Charles[6].

D'autres succès sont dans l'unique album enregistré en duo avec France Gall en 1992 : Superficiel et léger et Laissez passer les rêves.

Michel Berger et le cinéma

À la fin de l'année 1984, Michel Berger manifeste un certain intérêt pour le cinéma. Beaucoup de ses proches diront que le chanteur allait vers « une vie derrière la caméra ». Désireux d'apprendre à manier l'outil cinématographique, il réalise en 1988 le clip de France Gall Babacar, ainsi que celui de Papillon de Nuit. Au début des années 1990, il rencontre Jacques Kerchache. Les deux hommes ont un intérêt commun : la place de l'artiste dans la société. Ils travaillent ensemble à l'écriture d'un film : Totem mais le projet n'aboutit pas à cause de la mort du chanteur.

Mort

Le 2 août 1992, Michel Berger meurt d'une crise cardiaque à la suite d'une partie de tennis dans sa propriété de Ramatuelle, dans le midi de la France, à peine trois mois après son père.

Dans un article, voici le récit qu'en fait Nathalie Petrowski : « La partie devait durer dix minutes. Elle a duré une heure. Quand Berger est remonté dans la maison où il s'obstinait à travailler tous les matins même en vacances, il fut pris d'un malaise qu'un médecin, dépêché sur les lieux, tenta de dissiper par une injection. Vingt minutes plus tard, son cœur cessait de battre à jamais. Il avait 44 ans. »[7]

En 2012, sort une biographie d'Yves Bigot qui cite plusieurs témoignages faisant état d'une nouvelle femme dans la vie de Michel Berger, dont celui du producteur Bernard Saint-Paul. « La veuve de Michel, ce n’est ni Véronique, ni France, mais Béatrice Grimm », confie ce dernier dans le livre. Bernard Saint-Paul a ainsi rencontré la jeune femme, âgée alors d’une trentaine d’années, à Santa Monica. « Là, elle m’a montré des placards pleins de fringues de Michel et son piano à queue. » Et Béatrice de lui expliquer : « J’en veux beaucoup à France de ne pas avoir accepté que je vienne à l’enterrement. Et maintenant, que fais-je de ses affaires ? Je ne vais pas rester là, j’étais ici pour l’attendre. Mon mec est mort et personne ne veut me parler, ni sa mère, ni ses enfants. »[8] Cet ex-top model avait été vue auparavant au bras de Timothy Dalton et Billy Joel avant sa rencontre avec Michel[9],[10].

Discographie

Article détaillé : Discographie de Michel Berger.

Albums studio

Albums live

Ces lives sont tous disponibles en CD. Néanmoins, seul Michel Berger au Zénith est disponible séparément du coffret Pour me comprendre.

Illustrations musicales

  • 1969 : Patchwork Orchestra Vol 2 - Variety / Light Music
  • 1972 : Patchwork Orchestra Vol 4 - Gai / Mélancolique

Compilations

Singles

Michel Berger a sorti trente et un singles ainsi que douze singles promotionnels entre 1964 et 1992. La liste est visible dans la catégorie Singles de sa discographie.

Opéra rock

Vidéographie

  • 1989 : Starmania, live, enregistré au Théâtre Marigny 1 DVD Région 2 — Couleur, stéréo, remasterisé et réédité en 2002 — Biographies incluses de Michel Berger et Luc Plamondon — Durée 116 min — Warner Vision France
  • 2005 : Émilie ou La Petite Sirène 76, conte musical télévisé, argument de Michel Berger & Franck Lipsik — Durée 56 min — 1 DVD Région 2, INA / Éditions LCJ (émission originale télévisée enregistrée en 1976) — Réédition en mai 2007 et novembre 2007

Télévision

Filmographie (compositeur)

On aperçoit également Michel Berger en « Chef des explosifs », aux côtés de Michel Fugain et Michel Sardou en « Étudiants résistants », trois figurants non crédités dans le film de René Clément, Paris brûle-t-il ? (1966)[14].

Bibliographie

Textes intégraux de ses œuvres

Biographie

Essai

Liens externes

Voir aussi

Notes et références


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