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Le 12 septembre 2011 à 04:46
Rubriques :
Peintres
Remedios Varo Uranga est une peintre espagnole née le 16 décembre 1908 en Anglés, dans la province de Gerona, et morte en 1963 à Mexico). Son père est ingénieur hydraulicien, et elle-même montre un grand intérêt pour les constructions élaborées et les machineries imaginaires. Elle suit une formation de peintre à l'académie San Fernando de Madrid. A Barcelone, elle rencontre le poète surréaliste Benjamin Péret et l'épouse. Lorsque les Surréalistes fuient les nazis, Varo et Péret partent pour le Mexique en 1942. Elle y retrouve d'autres Surréalistes comme Leonora Carrington qui devient sa meilleure amie. Elles travaillent ensemble et partagent une grande indépendance d'esprit, sans parler de leur anticonformisme. Comme un des personnages du Cornet acoustiqu ...[+]e de Carrington, elle aimait envoyer des lettres farfelues à des destinataires inconnus. Remedios Varo se fait connaître pour ses toiles chargées d'une poésie irréelle, inspirées par l'alchimie ou par ses lectures de René Daumal, mais son oeuvre reste peu connue avant sa mort d'un arrêt cardiaque en 1963. Depuis quelques années, elle est devenue une artiste reconnue, surtout au Mexique.
fr.ulike.net/Remedios_Varo
Quelques critiques :
André Breton rend hommage à cette femme peintre dans la revue surréaliste "La Brèche". Oeuvre "tout entière" surréaliste : "Remedios, la féminité même, ici en hiéroglyphe le jeu et le feu dans l'œil de l'oiseau « (wikipédia)
« Remedios est fortement attirée par le projet surréaliste, où elle reconnaît la possibilité d'échapper à cette société rigide par laquelle elle se sent oppressée, mais dans laquelle elle se voit également en tant qu’héritière de l'art espagnol. » users.skynet.be/fa826656/pat/mod/varo.
« Sa peinture est empreinte de mystère, d’alchimie, avec des réflexions sur la nature de l’artiste et des sujets plus philosophiques, mais toujours dans un style subtile qui n’est pas sans rappeler les œuvres de Jérôme Bosh. »
«La porte de l’invisible doit être visible.» R.D.( zipanatura.fr/remedios-varo-uranga/ -)
Un livre : Remedios Varo, peintre surréaliste ? : Création au féminin : hybridations et métamorphoses par Catherine Garcia chez L’Harmattan ( septembre 2007)
Présentation de l'éditeur :
Remedios Varo (1908-1963) est une artiste espagnole contemporaine de Dali et Bunuel. Elle partagea sa vie entre Barcelone, Paris et Mexico, où elle vécut en exil. Son œuvre, qui reste en marge, réalise, par ses filiations multiples, une alchimie singulière entre classicisme, mysticisme et surréalisme : ses tableaux voyagent entre la pensée primitive des cultures précolombiennes, l'imaginaire insolite de Bosch, l'élan religieux de Fra Angelico, les allégories de Vermeer, l'univers onirique d'Ernst ou Breton. Sur ses toiles, Varo interroge le monde et l'être ; ainsi que leurs représentations : elle revisite les mythes, explore l'origine des langages, donnant ainsi naissance à des images singulières. Son œuvre, à la fois ludique et grave, inquiète et lumineuse, est toujours en quête de représentations novatrices qui bousculent les images et l'ordre du monde. Varo, également en quête de soi, s'interroge sur l'identité du sujet féminin, et médite en particulier sur la figure de l'artiste, à la fois maternelle et démiurge, humble artisan et divine créatrice. Varo crée ainsi une représentation singulière du monde et de l'être, qu'elle met en scène et réinvente avec une liberté toujours renouvelée.
www.amazon.fr/Remedios-Varo-peintre
Thea dit :
Les surréalistes font partie de mes "folies douces".... Découvrir cette femme mpeintre dont la vie fut si riche(n'ai mis qu'1 résumé pr ne pas surcharger) fut un véritable plaisir à la fois esthétique
posté il y a 36 semaine
Thea dit :
artistique, intellectuel et humain. Oeuvre peu abondante, talent méconnu en Espagne mais apprécié au Mexique, elle fut vraiment "re-connue" en 1964, soit 1an après son décès d'1 arrêt cardiaque.
posté il y a 36 semaine
Thea dit :
J'aime sa personnaalité indépendante, sa vraie liberté de femme et d'artiste, ses oeuvres où voisinent les chrysalides, les cocons, les machineries, le médiéval etc?.Du lumineux,du + sombre.
posté il y a 36 semaine
Kabry64 dit :
J'avais découvert cette artiste dans mon hebdo préféré et son univers unique et profondément atypique et suggestif interroge .Merci de montrer que l'art se dépouille aussi de la réalité
posté il y a 36 semaine
Thea dit :
Merci de ta visite, Fleur.Mes chemins buissonniers youtubiens me réservent tjrs de belles surprises car j'ai fait la connaissance de d'autres femmes peintres, mais + académiques, dont je parlerai.
posté il y a 36 semaine
Thea dit :
Pas trop perdu dans le labyrinthe de cette peinture, GG ? (sourires)
posté il y a 36 semaine
Thea dit :
Oui, Kabry, l'art se dépouille aussi de certaines réalités car,comme cette artiste le dit :"La porte de l’invisible doit être visible.»et je ne puis qu"adhérer, sachant de quoi elle parle.Vaste sujet
posté il y a 36 semaine
Thea dit :
merci de ta visite, ange, malgré le peu de temps dont tu disposes. J'en suis d'autant plus touchée.Belle journée aussi à toi!
A demain pour un sujet différent.
posté il y a 36 semaine
Beryl dit :
C'est merveilleux, dans tous les sens du terme... je trouve quelques affinités avec Leonor Fini... Merci thea..
posté il y a 36 semaine
Thea dit :
effectivement, béryl, il y a de Léonor Fini, dont j'ai parlé il y a qq mois ici. Avec des variantes, des trouvailles différentes. Une autre artiste peintre me vient en tête.
posté il y a 36 semaine
Thea dit :
Je ne suis pas une spécialiste en peinture, Phatrist, comme en musique, et je vais à l'intuition, au ressenti, aux émotions que ces couleurs,ces formes ou ces sons(en musique)provoquent en moi.
posté il y a 36 semaine
Thea dit :
Tout est question d'harmonie en somme, entre l'artiste et celui qui regarde ou écoute les oeuvres. Sensibilité aux voix, leurs"harmoniques". Je perçois vite la justesse de ton,comédien et lecteur .
posté il y a 36 semaine