Ecriture plurielle et passerelle

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EVARISTE CARPENTIER ((1845-1922) et le Luminisme

Le 22 novembre 2012 à  05:58
Rubriques : Peintres

Il y a, je trouve,  quelque chose de pudique, de léger, de lumineux et de tendre pour ces gens et ces paysages qu'il a peints. Quelque chose d'unique. On se penche à la fenêtre avec lui, on découvre, on s'émerveille, on  habite le silence des êtres et des choses. A la campagne ou à Ostende. On vit d'une autre vie. La leur ?
 ©Thea
 

De lui Georges Simenon a  écrit : (Extrait de la Gazette de Liège, n° Spécial Noël 1922).

 

 « ... Né à Kuurne en 1845, élève de l'Académie de la Métropole (Anvers), Évariste Carpentier réalise un mélange intime de nos deux races nationales.
Du flamand, il possède la robustesse, sans lourdeur toutefois, une robustesse qui se traduit par la construction impeccable des masses. La race flamande lui a légué aussi le goût des couleurs riches, des lumières luxuriantes.
Sans doute doit-il au pays wallon, certain frisson nostalgique, une émotion sourde, indéfinissable, qui flotte dans ses sous-bois, agite le blé de ses campagnes. [...]
Carpentier brossa des scènes pleines de vie, magnifiques d'ampleur, qui lui valurent un succès rapide. Connu et admiré à Amsterdam, à Paris, à Nice, Berlin, Barcelone et jusqu'en Amérique, il se fixa à la Hulpe. Là, dans la campagne brabançonne, il se laissa séduire par la nature, ou plutôt par la vie sans apprêt, parée de la seule poésie, que Millet venait de révéler. Carpentier traduisit les campagnes avec son tempérament robuste, sa vision claire, sa piété simple. Ses tableaux, travaillés en pleine pâte, sont comme l'émanation même des champs.
Carpentier fut un impressionniste, en ce sens que ses toiles « font un trou » dans le mur où on les append, fenêtres ouvertes sur la saine vie ensoleillée. Cependant, il serait vain de vouloir lui assigner sa place dans une quelconque classification, il a touché à tous les genres. Il est de ceux qui échappent aux étiquettes parce que leur inspiration est diverse comme la vie elle-même... »



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Graf ? Tag ? « On écrit sur les murs » de DEMIS ROUSSOS

Le 21 novembre 2012 à  06:17
Rubriques : Voix d'aujourd'hui

Le graff, une image géante dessinée le plus souvent  sur un mur ou dans un lieu public, et le tag, un mot, un slogan ou une signature stylisée, sont souvent considérés comme du vandalisme, lequel est punissable par la loi.

Alors, vandalisme ou  art de la rue ?

Les graffiti existent depuis des époques reculées, dont certains exemples remontent à la Grèce antique ainsi qu'à l'Empire romain et peut aller de simples marques de griffures à des peintures de murs élaborées.

Les graffiti ont une grande importance en archéologie : ils font partie, avec les textes épigraphiques, des témoignages écrits non littéraires, populaires, souvent très « vivants » et aptes à nous révéler des aspects inédits des sociétés qui les ont produits. Les graffiti antiques pouvaient être aussi bien des annonces électorales, des messages de supporters à certains athlètes (sportifs ou gladiateurs), des messages à contenu politique, religieux, érotique ou pornographique, personnel, etc.

Dans la cité d'Éphèse, on trouvait des graffiti publicitaires pour les prostituées, indiquant de manière graphique à combien de pas et pour combien d'argent on pouvait trouver des professionnelles de l'amour.

On trouve souvent des graffiti, parfois très anciens, dans des endroits abrités de la lumière, de l'humidité et peu décorés, tels que cellules de prisons, cellules monacales, casernes, cales des bateaux, caves,  catacombes (les graffiti des premiers chrétiens, dans les catacombes romaines, sont une importante source de documentation à leur sujet), etc. La tour de la Lanterne à La Rochelle, en France, est riche de graffiti de prisonniers, ouvriers et marins, qui sont pour nombre d'entre eux des bateaux : frégates, vaisseaux de guerre, etc. Certains meubles en bois sont souvent gravés d'inscriptions : tables et bancs d'écoles, portes de toilettes publiques.

Des nombreuses églises romanes ont été gravées de graffiti recouverts immédiatement par un enduit.


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Symbolique PAPILLON

Le 21 novembre 2012 à  05:01
Rubriques : Mots-miroirs

« Tout crépuscule est double, aurore et soir. Cette formidable chrysalide que l’on appelle l’univers tressaille éternellement de sentir à la fois agoniser la chenille et s’éveiller le papillon. »Victor Hugo.

En mythologie grecque, le papillon est le symbole de l'immortalité. En Asie, on le considère comme le symbole de l'amour éternel et de la joie. Au Japon, il est l'emblème de la femme pour son côté gracieux et sa légèreté. On affirme même que la vue d'un couple de papillons est synonyme de fidélité amoureuse. En Chine et au Vietnam, le papillon symbolise une vie longue et la beauté. Beaucoup d'interprétations pour ce petit insecte dont l'existence remonte à plus de 150 millions d’années.

 

Vidéo : Artiste : Heaven's Own Musical Ensemble

Piano Concerto #21 In C, K 467, "Elvira Madigan" - 2. Andante



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LUC ROMANN : l’Homme de Lune « Entre ciel et terre… »

Le 19 novembre 2012 à  06:12
Rubriques : Voix oubliées/ méconnues

Je découvre cet auteur compositeur interprète qui doit être dans les âges de Moustaki pour qui il a composé des chansons. Il vit, retiré de la scène. Il écrit.

J’ai trouvé ces propos recueillis par Chantal SAVENIER les 17 janvier et 1er mars 2009  et retranscrits partiellement sur le site : www.autourdemoustaki.fr/lucromann.html. En voici deux extraits:

 

" Bonjour Luc Romann. Vous avez fait les premières parties de Brassens et Léo Ferré disait de vous, que vous étiez « de la famille des grands ». Mais dans une interview, vous dites que vous êtes « un survivant de ces artistes qui n’ont pas voulu composer avec le système ». Alors Monsieur Romann, pour vous présenter que faut-il dire ? 
Luc ROMANN : « Avant Brassens, j’ai fait aussi la première partie de Juliette Gréco. Et pour Léo Ferré, vous savez quand on aime les gens, on dit pleins de choses ! (rires) Et quand on aime bien, on ne peut pas dire des choses désagréables ! Dans ma vie j’ai côtoyé beaucoup de personnes qui sont très, très connues. Mais par la suite, je ne me suis pas senti pour vivre dans ce monde là. C’est un choix car je n’aime pas paraître. J’ai compris ce qu’était le monde de la chanson, j’en ai fait l’expérience. Disons que j’ai vu le film, et que je n’ai pas envie de faire de remake » 

Combien de temps êtes-vous resté dans ce monde de la chanson ? 
Luc ROMANN : « A peu près 4 ou 5 ans, parce qu’après j’ai pris une distance. Et durant ces 4 ou 5 ans, disons que j’étais complètement dans ce monde. J’étais happé par ce monde là et comme je viens de vous le dire, je n’avais pas d’autres repères. Par la suite, j’ai eu un grand vide et enfin je suis reparti. »

extrait de www.autourdemoustaki.fr/lucromann.html

 

* illustration : compo perso


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Délicieuses GOURMANDISES de NICOLAS DRI…

Le 18 novembre 2012 à  05:11
Rubriques : Mots-miroirs

Pommes de reinette et pomme d’Api… Le monde végétal de Nicolas Dri est goûteux. Grains rubis et translucides des grenades, rondeur charnelle des grappes de raisins ou celle, plus  fine,  des groseilles,  peau veloutée et chair pulpeuse des abricots, et des pêches. Cerises grenat, pourpre, vermeil, framboises grenues, fraises alvéolées, à la saveur parfois musquée, mirabelles et melons ensoleillés, pastèques d’un rouge rose, agrumes juteux… Délices de fruits odorants, colorés, rafraîchissants. Nectars, merveilles des yeux, des narines et des papilles. A débusquer dans leurs nids de feuilles velues ou vernissées, à cueillir, croquer, déguster, puis laisser fondre sur la langue pour enchanter palais et  gosier. Ah, ces vergers, ces jardins, ces corbeilles et  paniers débordants de fruits parfumés ! Ah, ces confitures qui illuminent  les jours de frimas… Comme je vous aime !

 

© Thea 2012

 

vidéo : extrait de « Le monde végétal » de Nicolas Dri.

 



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LA GRANDE MAGNY, jamais domestiquée : « A SAINT NAZAIRE »(1967)

Le 17 novembre 2012 à  04:42
Rubriques : Voix oubliées/ méconnues

D’elle  Jean Ferrat  dira : « "Colette Magny, c'était une grande. Elle aurait pu avoir une renommée plus importante, elle avait une grande aura, mais elle avait de grandes exigences, dans ses textes comme dans les musiques. Ce n'était pas de la chansonnette. Elle a choisi une voie originale, à elle, un peu en dehors de la chanson française."

Magny, jamais domestiquée, jamais cataloguée…la Grande Magny, est née le 31 octobre 1926 et décédée le 12 juin 1997. La Grande Magny, son timbre blues, allié au jazz et au free-jazz .La Grande Magny qui chante les luttes, l’amour et la liberté. Qui chante les poètes : Rilke, Maïakowski, Aragon, Hugo, Louise Labe, Artaud, Rimbaud. La chanteuse terrienne et organique. Tout à la fois Bessie Smith et Brenda Wooton. Elle aura inventé le blues blanc.

Incendiaire, dans « Melocoton » (1963) « Les gens de la moyenne »(1964) ,« A Saint-Nazaire »(1967)  au milieu des ouvriers en grève ou, douce, des berceuses pour enfants, la voix de la Grande Magny nous bouleverse.. (…) Censurée à la radio, boycottée, et ne passe pas dans les médias Colette Magny se produit en concert dans les maisons de la culture, lors de manifestations politiques, de galas de soutien… La télé et la radio la boycottent ? Elle chante partout. Là où ses sœurs et ses frères de combat l’attendent. Avec, pour tout bagage, ses poèmes-révolution qu’elle brandit comme un oriflamme.

« Mais Magny, jamais domestiquée, a gardé son chant libre. L’entendons-nous ? »Télérama 1997.

 

* source Wikipédia et sites Colette Magny

 



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Preux Chevalier vert avec LES DERNIERS TROUVERES

Le 16 novembre 2012 à  05:30

Voici un groupe très dynamique que j’apprécie beaucoup. Je les  remets en ligne car ce sont des gens joyeux, remplis d’enthousiasme et dont l’humour sain est digne de celui de leurs ancêtres médiévaux des XII et XIIIème siècles qui allaient  de villages en villages et de pays en pays. Qui se produisaient  sur les parvis des cathédrales, à la cour des rois et  des seigneurs, sur les places publiques et  dans les tavernes.

Oui, découvrons Le Chevalier Vert avec eux ! Et ... que la fête commence !

 

« Les Derniers Trouvères est un groupe de musique médiévale français, fondé en 1992 par Roland Deniaud et Marie Milliflore. S'inspirant de musiques du répertoire traditionnel médiéval français, certains de leur morceaux sont issus de leur propre production. Leurs paroliers attitrés sont Roland Deniaud et Florian Lacour[], et si la plupart des mélodies sont des airs traditionnels, ils reçoivent parfois des composition d'Isline Dhun, ou jouent des production de Roland Deniaud, entre autres... »

source wikipédia



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Avec MELIES (1861/1938) et La Lanterne Magique !

Le 15 novembre 2012 à  05:06
Rubriques : ENTRACTE

Ce film ou Pierrot et Arlequin, s’amusent à fabriquer une Lanterne Magique est poétique et excellent. La musique et les mimiques des deux compères remplacent bien les paroles. La magie fonctionne à merveille !

Précurseur de ce qu’on appellera les effets spéciaux, Georges Méliès apprend jeune la prestidigitation et le maniement des automates à Londres. Il devient propriétaire du théâtre Robert Houdin en 1888, et y monte des spectacles d'illusion. Malgré les recommandations des frères Lumière, il se lance dans le cinéma, achète un projecteur et fonde sa société de production, Star Film. Dans son studio, installé dans sa propriété de Montreuil, il est à la fois producteur, réalisateur, scénariste, décorateur et acteur. Il crée un atelier de coloriage manuel de ses films - future Technicolor. De 1896 à 1914, il réalise une série d'environ 500 courts métrages appelée 'Voyages à travers l'impossible', projetés principalement dans des foires. Côté longs métrages, il aborde le réalisme politique dans 'l' Affaire Dreyfus', en 1899, et la science-fiction pour 'Voyage dans la Lune', en 1902, dans lequel illusion photographique et innovation technique témoignent du talent de Méliès. Malheureusement, la concurrence des grosses sociétés de production et la Première Guerre mondiale ont raison de son travail de cinéaste. Ses films sont détruits ou vendus et il finit par tomber dans l'oubli. Son oeuvre est redécouverte par les surréalistes et il obtient la Légion d'honneur en 1931, ce qui n'empêche pas Georges Méliès de passer les six dernières années de sa vie dans une modeste maison de retraite à Orly

d'après Evène 



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DAVID GARRETT, le plus Rocker des musiciens classiques

Le 14 novembre 2012 à  06:09
Rubriques : Musique d'aujourd'hui

Il est beau, il est jeune, il est doué,  il enthousiasme les foules à la façon  dont il interprète la musique classique avec un romantisme moderne et un peu fou comme s’il se jouait des notes et de l’archet. Il s’appelle David Garett.

Ce violoniste allemand (David Bongartz) est né de parents germano-américains à Aix-la-Chapelle le 4 septembre 1980.

Il reçoit les premiers cours de violon par son père. Très vite l'enfant prodige devint élève des conservatoires de Lübeck, puis de Berlin. A l’âge de 10 ans il donne ses premiers concerts officiels sous le nom de sa mère, il joue les “Zigeunerweisen” de Pablo de Sarasate accompagné par l’Orchestre Philharmonique de Hambourg, sous la direction de Gerd Albrecht.



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GLENMOR (terre-mer en breton) : « Ils se meurent nos oiseaux »

Le 13 novembre 2012 à  04:42
Rubriques : Voix oubliées/ méconnues

Que serait la Bretagne sans Glenmor ? Son franc-parler, son charisme de tribun, les profondes convictions qui ont nourri toute sa vie et ses mots ? Sa voix de houle et d’orage nous a portés avec le flux et le reflux, de vagues en grèves et de grèves en falaises de granit. Il dénonce ici  « la noire marée (qui) brise l'envol du goéland » 

 

Wikipédia nous dit :

« Émile LE SCANV (1931-1996) 
Et voici bien ma terre, la vallée de mes amours. Glenmor »

Telle est son Epitaphe au cimetière de Maël-Carhaix, où il repose.

« Glenmor, de son vrai nom Emile Le Scanff, est un auteur-compositeur-interprète, écrivain poète de langues française et bretonne né en 1931 à Maël-Carhaix dans une famille bretonnante. 1941, petit séminaire de Quintin. Service militaire à Paris. 1952 licence de philosophie à l'université de Rennes. Voyage intensément en Italie, Grèce, Turquie, Yougoslavie et en Russie jusqu'en 1954. Il commence alors à écrire et composer.

 (…) Sa carrière artistique débute réellement en 1959 par un récital à Paris, devant quelques rares inconditionnels. Il produit ensuite, à compte d'auteur, son premier disque Glenmor à la Mutualité.. Pour la scène, il abandonne son patronyme Émile Le Scanff (« Milig ar Skañv », en breton) pour le nom qui le rendra populaire : Glenmor (« terre-mer » en breton).

Il multiplie alors les concerts affirmant fortement dans ses chansons l'identité et les spécificités bretonnes. Il signe avec plusieurs maisons de disques et enchaîne les albums. Artiste engagé du nationalisme breton.. Avec ses amis Alain Guel et Xavier Grall, il participe à la fondation des Éditions Kelenn.(…)

En 1978, il est désigné Breton de l'année par Armor Magazine. En 1990, il décide de mettre fin à sa carrière artistique pour se consacrer à l'écriture. Il est décoré de l'ordre de l'Hermine en 1990.

La maladie l'emporte six ans plus tard, le 18 juin 1996. Plusieurs milliers de personnes le saluent lors de ses obsèques à Maël-Carhaix. »

* illustration personnelle



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