Ecriture plurielle et passerelle

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Christian Décamps « Ah, si tous les Ormes… »

Le 6 aout à  03:40
Rubriques : Voix d'aujourd'hui

Une voix qui arrache et déchire mais sait aussi se faire tendre comme dans ce texte à écouter attentivement. Au passage je remercie Micheline et Daniel qui me l’ont fait découvrir.

Christian Décamps nous l’a offert le dimanche 24 mai 2013 en ouverture du Concert pour le Népal à la Cité des Congrès à Nantes.

Il partageait la scène avec Try Yann, le guitariste Jeremy Spencer (ex-Fleetwood Mac), les musiciens de la trilogie Excalibur. Tant d’artistes réunis pour une seule soirée sous la houlette d’Alan Simon ! Maître d’œuvre et passeur. Tous se sont produits sans être payés, tout comme les techniciens.

Un spectacle d’un enthousiasme généreux « porté par la foule » venue partager la musique et les mots. Une véritable communion s’est vite établie avec des chants repris en chœur.

 

Ouest-France titre le 25 mai :

« Gros succès ce soir pour le concert de soutien au Népal, avec entres autres les groupes Tri Yann et Excalibur. L'intégralité des recettes ira à l'association Celtic Népal.

« C’était un pari un peu fou de monter un tel spectacle en moins de deux semaines ! explique Alan Simon, auteur-compositeur nantais, très ému, sur la scène de la Cité des congrès. Mais il fallait agir dans l'urgence. »

Hier soir, ils étaient près d’un millier de spectateurs, venus de Belgique, Lyon, Paris ou Brest, à avoir « fait le déplacement. »

 

Mais nous vous invitons à faire silence pour entrer dans La Belle Forêt de France…

 

Des paroles simples qui disent des choses vraies et toujours d’actualité sous couvert de « fable bucolique », sans agressivité ni colère. C’est justement ce qui fait toute sa force. Ah, si tous les «ormes » étaient « frênes »… comme la Forêt de France serait belle !!

 

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Photos  C.Decamps : vimeo.com/ ouest-france.fr

 



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Un TI TI papier parisien, le PAPIER D’ARMÉNIE !

Le 3 aout à  02:36
Rubriques : Mots-miroirs

Nous avons tous souvenir de ces petits carnets de feuilles odorantes, auxquelles on prêtait jadis des propriétés désinfectantes.Nos mères et nos grands-mères en brûlaient dans la maison. Leur odeur très caractéristique est liée à ce rituel délicieux : la flamme de l’allumette embrase le papier qui se tord et se consume dans les vapeurs du benjoin…

J’attendais ce moment-là avec impatience, toutes lumières éteintes, chez Marie, ma grand-mère à la mode de Bretagne. Un moment éphémère et précieux. Quand j’y pense, je revois le visage doux et le regard bienveillant de cette femme qui m’avait adoptée comme la petite-fille qu’elle n’avait jamais eue. La guerre 14 lui avait pris son époux dont elle eut deux filles. La plus jeune mourut d’une maladie infantile, je pense, et son aînée, «poitrinaire » comme on disait alors, fut emportée à 16 ans, Elle était née en 1913, comme notre chère maman. D’où l’affection que Marie nous portait.

© Thea

 

Qu’est le papier d’Arménie ?

C’est l'invention du chimiste Auguste Ponsot et du pharmacien Henri Rivier. Auguste Ponsot découvre lors d’un voyage en Arménie les vertus du Benjoin, une résine issue de l'arbre Styrax originaire du Laos, utilisée par les Ottomans pour purifier les maisons insalubres ou infectées par le choléra. De retour en France, il s'associe à Henri Rivier, pour élaborer le premier désodorisant d’air ambiant.

© http://www.graphiline.com/article/21447/papier-darmenie-un-bastion-patrimoine-francais

 

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crédit photos : papierdarmenie.fr /laflaneuse.org /carryonto.com /elisabethpoulain.com/planete-sfactory.com

 



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LUC ARBOGAST, entre moyen-âge et éternité

Le 30 juillet à  03:35
Rubriques : Voix d'aujourd'hui

L'artiste chante La Tendresse, paroles de Noël Roux, composition Hubert Giraud, interprétée en 1963 par Bourvil.

De nombreux interprètes la reprendront : Marie Laforêt, Catherine Sauvage, Mouloudji etc

 

Luc Arbogast

Une voix médiévale

Une voix cathédrale

Celle de « L'Homme qui voyage à travers les mondes
Avec pour seul bagage sa liberté »

Celle de l’Homme pétri de tendresse

Qui module les sons

Entre moyen-âge et éternité

 

Quand on voit et entend Luc Arbogast pour la première fois, on reste sans voix tant la sienne, surprend. Cette voix de contre-ténor, plutôt haute-contre, est en décalage avec son physique de bûcheron et ses tatouages quand il va dans les aigus. La pureté de cette voix la rend intemporelle et sexuellement indéfinissable.

© Thea

 

« Il n’est pas de mots pour décrire les émotions les sentiments qui nous remuent lorsque s'élève une telle voix qui semble toucher le ciel et nous effleure d'un battement d'ailes»

(une internaute)

 

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crédit photos : culturebox.francetvinfo.fr /Music Shaker /youtube.com



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Quelques nouvelles de BATEAU-BLOG

Le 24 juillet à  05:09
Bateau-blog est au ralenti jusqu'à dimanche...
A plus tard, moussaillonnes, moussaillons,  marins et matelots. Ne soyez pas trop sages, hein ?
Thea


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Et voici LA MARSEILLAISE des COTILLONS (1848)

Le 15 juillet à  03:54
Rubriques : CHANTS de REVOLTE

Ce chant est interprété par Rosalie Dubois, chanteuse française indépendante née en 1932

Toutes les paroles de la chanson ne sont pas dans la vidéo. Je les mets en totalité dans la 2ème partie de l’article. Il va sans dire que tous les hommes ne sont pas les tyrans décrits, heureusement!

 

En février 1848, Paris s’insurge contre le gouvernement Guizot. Surpris, Louis-Philippe abdique et la République est proclamée le 24. C’est le début d’un vaste mouvement qui va toucher toute l’Europe.

La Marseillaise des cotillons en l'an 1848 est un hymne féministe de Louise de Chaumont.

Comment est-elle née ?

Les révolutionnaires de 1793 avaient exclu les femmes de l'espace public. Le Code civil de 1804 avait institué les femmes mariées en mineures, dépendantes de leurs maris. Les républicains de 1848 les remettent à leur place « naturelle » de mères, gardiennes du foyer. Elles passent du statut de femmes actrices des révolutions populaires, à l'allégorie féminine qui incarne la République : 
la Marianne.

En 1848, la voix des femmes est encore peu entendue. Exclues du champ civique (le suffrage universel acquis sous la IIe République est exclusivement masculin), elles sont, au plan des droits civils, placées sous une tutelle masculine, exercée par le père ou l'époux. C'est contre cette double dépendance, et pour voir enfin consacrée l'égalité juridique entre les sexes, qu'œuvreront les féministes.

 

Il parut en juin 1848 dans le numéro 1 de La République des femmes, journal des cotillons édité à Paris par les Vésuviennes (1).

Il se chante sur l'air de la Marseillaise[].

Cotillon : (vieilli) jupon des femmes ; ici, synonyme de femme.

©frilouz.free.fr

 

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Crédit photos : musicali-daniel-bonin.fr/rilouz.free.fr/



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CONCERTO FRAÎCHEUR et SYMPHONIE des SOUS-BOIS

Le 14 juillet à  03:02
Rubriques : Mots-miroirs

Concerto pour clarinette (allegro) de Mozart

 

 

Balade légère sous la nef des arbres ou par les sentiers sauvages qui se perdent et s’entortillent à loisir. Labyrinthe végétal.

Perception aiguisée des sons les plus minuscules : froissement de feuilles ou de brindilles, envol d’un oiseau, passage d’une libellule ou d’un papillon…

Tout devient palpable : rai de lumière dans les charmilles, éclat d’une fleur sauvage ou douceur de la parure d’une écorce moussue, clapotis d’un filet d’eau sur les pierres et entre les herbes d’un fourré. On pourrait presque entendre pousser la sève des arbres et arbustes, celle des herbes, les fougères et des graminées…

Silence et Liberté.

 

© Thea

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clichés libres de droits sur Google

 



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Ça vous dit quoi, les ANNÉES 1950 ?

Le 8 juillet à  04:54
Rubriques : Mots-miroirs

La loco à vapeur, les pique-nique (au bord de la route… oh la la ! pour les ceusses qu’avaient une automobile!) la traction avant, les cars qui nous emmenaient voir la famille, le dimanche, mais pas tous les dimanches, les chansons à la mode à la TSF ou dans les bistrots, les joueurs de boules ou de palets. Les galopades et les jeux dans la rue : blouse grise et culottes courtes, pour les frangins, jupes plissées pour les frangines et moi et moi… galoches et chaussettes pour tous ! Qui tirebouchonnaient malgré les élastiques ! Les noces, fillettes et garçonnets d’honneur en tête, fiers comme Artaban, les mariés, demoiselles et garçons d’honneur, les invités, les parents et l’accordéoniste qui suivaient … Aux beaux jours, la pause « photos » au jardin ou dans la cour, et nos mamans, foulard noué sous le menton, eh oui… à la messe et au marché.

© Thea 07 juillet 2018

 

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Crédit photos : pixopolitan.com / vive le tour de France !/arbeitsmed.info /Overblog /



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Aux amoureux de la PETITE REINE

Le 4 juillet à  04:31
Rubriques : Mots-miroirs

Tout mômes, avec le frangin de deux ans mon cadet, on jouait à être Coppi, Robic ou Bobet dont la TSF et les journaux transmettaient les exploits. Nous n’avions pas de vélos, des trottinettes suffisaient ou tout simplement un « guidon » de notre fabrication. Avec la casquette distribuée lors de courses locales et l’indispensable bidon !! Et on traçait, et on se prenait pour les rois de… la petite reine ! Sans applaudissements ni bouquets de fleurs à l’arrivée !

© Thea

Historique : …

« Créé en 1903, interrompu à deux reprises par la guerre, le Tour de France a célébré sa centième édition en 2013. Henri Desgrange, ancien cycliste puis journaliste, est surtout le père fondateur du Tour de France. Il en fut également l'organisateur jusqu'en 1939 avant de passer la main à Jacques Goddet, un autre journaliste sportif.

Maurice Garin, 1er vainqueur du Tour de France en 1903.

Tout un symbole. Le premier vainqueur de la Grande Boucle est à l'image de cette France du début du XXe, un laborieux. Maurice Garin est un immigré italien venu chercher meilleure fortune de l'autre côté des Alpes. Avant de devenir coureur cycliste, il est ramoneur, ce qui lui vaudra un surnom affectueux dans la presse de l'époque. Alors que la IIIe République est déchirée par l'affaire Dreyfus, il permet, en remportant le premier Tour de France de l'histoire, de réunir le pays autour de sa victoire. A 32 ans, Garin boucle le parcours en 94 h 33' et 14' (et 25 km/h de moyenne), devant Lucien Pothier et Fernand Augereau, qui pointent plusieurs heures derrière. 

 

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Crédit photos : Google



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Aimé DUVAL, le Brassens en soutane

Le 1 juillet à  04:52
Rubriques : Voix oubliées/ méconnues

Quelques lignes dans un courrier des lecteurs à propos de ce Brassens en soutane, lié d’amitié avec le grand Georges qui lui consacra quelques rimes dans « Les trompettes de la renommée »… et les souvenirs affluent. J’ai assisté à l’un des concerts de ce curé chanteur à Saint-Nazaire, en 1957 ou 58 avec des groupes de jeunes, emballés par ses chansons, sa ferveur, sa grande simplicité. A l’issue du concert nous chantions en masse dans les rues de la ville, ce « Tout au long des longues, longues plaines » qui colle à l’actualité des exilés d’aujourd’hui.

Il a chanté les humbles et les « petits » aussi.

Il aurait eu 100 ans ce samedi 30 juin.

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Crédit photos : Getty Images/Encyclopédisque/enghien-le-saviez-vous.eklablog.com /Lullupops.com /



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La DANSE c’est … parler en SILENCE…

Le 27 juin à  05:08
Rubriques : DANSES DU MONDE

C'est dire plein de choses, sans dire un mot. Musique: Asaf Avidan "Devil's dance"

( Fanny B·) la vidéaste


Le langage de l’âme et du corps passe par cette manière que nous avons de bouger, de mettre en mouvement notre sensibilité, notre état d’esprit, nos émotions du moment ou celles qui reviennent à la surface après de longs mois, de longues années en veilleuse ou attente. Elles font des ricochets, des méandres, des spirales qui s’élargissent, s’éloignent, se rapprochent, se rejoignent et irriguent nos vaisseaux et notre épiderme. A fleur de peau. C’est alors qu’à notre insu, sans même qu’on s’en aperçoive, naît le besoin, l’envie et la fièvre de danser pour exprimer tout cela sans prononcer une parole.

 

C’est l’Instinct de Vie, tout simplement, qui se manifeste chez tout être vivant (la danse nuptiale des oiseaux, par exemple). Cet Instinct de Vie, dont, nous dit le Dictionnaire des Symboles (Jean Chevallier/Alain Gheerbrant © Robert Laffont, 1969/1982) « qui n’aspire qu’à rejeter toute la dualité du temporel, pour retrouver d’un bond l’unité première où corps et âme, créateur et création, visible et invisible se retrouvent et se soudent, hors du temps, en une unique extase. La danse clame et célèbre l’identification à l’impérissable ».

Et les auteurs poursuivent avec la danse rituelle de David devant l’Arche, celle des derviches tourneurs, de l’Inde, des traditions chinoises, égyptiennes et africaines bien entendu. Elles sont multiples, variées, et nous en connaissons tous plusieurs.

© Thea

 

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Photo : Terpsichore Odessa Auteur Assedo



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