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GUERRE 14/18 : et LES FEMMES ?


Le 6 novembre à 08:55

Rubriques : Mots-miroirs


École de Bazeilles

Vidéo créée dans le cadre de l'exposition de l'Ecole primaire du 11 Novembre 2017 intitulée "Il y a cent ans...". Elle a été réalisée par les élèves de CE2 et CM1.

 

 

Quand on parle de 14/18, on dit « poilus », « tranchées », « guerre totale ». On oublie les femmes. Or, pendant la 1ère guerre mondiale la contribution des femmes à l'effort de guerre a revêtu des formes multiples :
    - courage des femmes d'agriculteurs qui, dans une France encore à dominante rurale et agricole, ont dû assumer à partir de l'été 1914 les durs travaux des champs ;
    - dévouement des infirmières qui ont soigné les soldats blessés dans les hôpitaux de guerre et les maisons de convalescence ;
    - compassion des « marraines de guerre » qui écrivaient et envoyaient des colis aux soldats du front, rendaient visite aux blessés dans les hopitaux ;
    - courage aussi des femmes des villes qui ont dû pallier le manque de main d'oeuvre dans de nombreux secteurs d'activités, distribuant le courrier, conduisant les tramways, travaillant plus de 10 heures par jour dans les usines d'armement dont les ouvrières furent bientôt désignées sous le nom de « munitionnettes ».

Pour blog  et Illustration  compo perso : détenteur de copyright inscrit : http://www.copyrightdepot.com/Tous droits réservés

Crédit photos : lebouffadou.fr/./jprissoan-histoirepolitique.com/ centenaire.org





À noter le témoignage de la journaliste Marcelle CAPY, féministe et libertaire, qui a travaillé quelques semaines incognito dans une usine de guerre. Son témoignage paraît dans La Voix des femmes entre novembre 1917 et janvier 1918 :

  « L'ouvrière, toujours debout, saisit l'obus, le porte sur l'appareil dont elle soulève la partie supérieure. L'engin en place, elle abaisse cette partie, vérifie les dimensions ( c'est le but de l'opération), relève la cloche, prend l'obus et le dépose à gauche.

Chaque obus pèse sept kilos. En temps de production normale, 2 500 obus passent en 11 heures entre ses mains. Comme elle doit soulever deux fois chaque engin, elle soupèse en un jour 35 000 kg.
    Au bout de 3/4 d'heure, je me suis avouée vaincue.
 
   J'ai vu ma compagne toute frêle, toute jeune, toute gentille dans son grand tablier noir, poursuivre sa besogne. Elle est à la cloche depuis un an. 900 000 obus sont passés entre ses doigts. Elle a donc soulevé un fardeau de 7 millions de kilos.
   Arrivée fraîche et forte à l'usine, elle a perdu ses belles couleurs et n'est plus qu'une mince fillette épuisée.
   Je la regarde avec stupeur et ces mots résonnent dans ma tête :
35 000 kg .

paril.crdp.ac-caen.fr/_.../femmes/.../les%20femmes%20dans%20la%20gu...

 

« La place de plus en plus importante des femmes dans les usines s'accompagne d'une vaste remise en question des droits sociaux et syndicaux acquis avant-guerre : allongement de la durée des journées de travail, travail de nuit, augmentation des objectifs, inégalités salariales avec les hommes... Cette dégradation des conditions de travail entraîne des grèves de plus en plus nombreuses et virulentes au fil des années : en France, on passe de 9344 grévistes en 1915 à 650 658 en 1917. Les femmes jouent un rôle important dans ces mouvements sociaux qui perdurent jusqu'à la fin du conflit.

       (…) La sortie de guerre se traduit par un renvoi massif des femmes des secteurs de l'économie auxquels le conflit leur avait donné accès. Au moment de l'armistice, le gouvernement les incite à retourner à leurs activités antérieures. Le ministre Loucheur propose un mois de salaire aux ouvrières des usines d'armement si elles quittent leur travail avant le 5 décembre.

       Si la participation des femmes à l'effort de guerre soulève la question des droits politiques, les Françaises en restent privées à la fin du conflit, le Sénat ayant rejeté le projet Dussaussoy d'électorat et d'éligibilité municipaux que la Chambre avait voté en mai 1919.

Documents commentés

www.ac-toulouse.fr/.../focus-sur-les-femmes-dans-la-grande-guerre.ht

 


Thea dit :
Touchante, cette vidéo réalisée par les élèves de CE2 et CM1 de l'école de Bazeilles dans le cadre de l'exposition de l'Ecole primaire du 11 Novembre 2017 intitulée "Il y a cent ans..."N'oublions pas


posté il y a 1 semaine


Thea dit :
ces femmes qui ont permis à l'économie du pays de ne pas fléchir. A la fin du conflit, adieu mesdames ! Retournez à vos moutons ! Quelle ingratitude !


posté il y a 1 semaine


Sapience dit :
Même si les femmes sont rentrées dans leurs foyers après la guerre plus rien n'a été pareil pour elles l'évolution était en marche. Elles sont les pionnières de notre émancipation et de nos libertés


posté il y a 1 semaine


Thea dit :
Merci de ta fidélité,Sapience.Effectivement, plus rien n'était pareil après cette guerre et l'évolution des femmes était en marche.Nous leur devons tous les acquis dont nous bénéficions aujourd'hui


posté il y a 1 semaine


Phatrist dit :
merci de leur rendre hommage théa oui elles ont fait largement leur part


posté il y a 1 semaine


Thea dit :
A toi aussi, Phatrist, merci de ta fidélité. Oui,comment ne pas admirer ces femmes ! A toutes les époques, elles ont affirmé leur courage et se sont battues au quotidien par amour de la VIE


posté il y a 1 semaine




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