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Le 25 juillet 2009 à 11:23
Rubriques :
SAUVONS LA TERRE
Bonjour à vous deux,
Bonjour Léo et Célina,
J’ai retrouvé ce texte de Sol qui pour ceux qui ne le connaissent
pas, un humoriste qui en plus d’aimer la langue française qu’il
possédait avec une rare maîtrise dans sa façon de jouer avec
les mots et leur donner un autre sens dans ses monologues,
Marc Favreau était aussi un ambassadeur, le porte-parole de
différentes associations pour la préservation de notre planète
bleue, entre autre pour Eau Secours.
Il n’est plus aujourd’hui, mais j’admire ce qu’il a fait pour
essayer de conscientiser l’humanité (à la manière de Sol son
personnage) sur les changements négatifs à venir sur notre
planète et sur le fait que si nous ne prenons pas la peine de
faire un geste quel qu’il soit pour préserver toute sa richesse,
nous hypothéquons sérieusement notre avenir et surtout celui
de nos enfants et petits-enfants.
Je me fais donc aujourd’hui, l’ambassadrice de Marc Favreau,
et comme dirait Sol, il est très, très estrardinaire de pouvoir
partager cela avec tous les amis de notre belle planète.
Même si je n’ai pas été très présente ces temps-ci, j’apprécie
toujours et de plus en plus, votre grande générosité de coeur.
À très bientôt,
Dannie
Voici le texte et les indications de sa provenance à inclure
s’il est utilisé sur le Web, le texte de Sol commence par ***
et fini par ***, dommage que l'on ne puisse faire la mise
en forme sur ce site :
PAUVRE TERRE MINÉE !... mercredi 11 février 2004 ,
Marc Favreau
Le groupe Nature-Action Boucherville est heureux de vous offrir
ce texte de Marc Favreau qu’il a livré à l’émission Les refrains
d’abord sur les ondes de la radio de Radio-Canada, le mardi 16
décembre dernier.
Sol, dans sa candeur totale, se plaît à répéter :
« La terre c’est une boule toute ronde, comme une
pomme... sauf que la terre elle a pas de queue...
C’est pas grave qu’elle aie pas de queue, mais
c’est seulement un peu embêtant pour nous,
on peut jamais savoir quand elle est contente... »
***Faut-il être naïf, naïf indécrottable pour arriver à croire
que notre planète puisse un jour être heureuse ?
À réfléchir un peu au traitement indigne qu’on lui fait subir
sans arrêt, on devrait devenir écarlate de honte !
Notre incurable insouciance m’a inspiré cette réflexion,
en forme d’alexandrins, que je vous livre ici :
Sitôt qu’il eût compris que la terre était ronde, l’homme
s’est écrié : « Quel merveilleux ballon ! »
et c’est depuis ce temps qu’il lui tape dessus...
qu’il s’acharne sur elle à grands coups répétés,
de la tête et du pied... et à bras raccourcis...
Nous avons oublié, minables amnésiques, que notre pauvre
terre est aussi notre mère ! Elle nous a mis au monde...
et depuis, nous nourrit... et fait notre fortune...
Mais nous, jamais sevrés, nous lui demandons tout,
et toujours, sans remords, exigeons plus encore...
et de plus en plus vite...
La pauvre ! L’avons-nous assez bouleversée, chambardée,
bousculée, dépouillée, grignotée, pressurée, piratée...
rasée, vampirisée ?...
Quand nous aurons raclé tous ses fonds de terroirs,
est-ce que nous serons vraiment plus avancés ?
Oh ! Bien sûr nous l’aimons, notre planète bleue...
Quand nous lui prenons tout, en retour nous
donnons... Si nous la creusons tant, c’est pour
mieux la combler. Nous l’aimons bien farcie,
truffée de nos déchets, elle est l’héritière de
toutes nos ordures,innommables débris, ignobles pourritures,
ces fruits de nos plus détestables caprices... Pauvre terre...
contaminée... minée...
terre minée !
Avons-nous réfléchi que dans le dictionnaire peu après le mot
TERRE, on trouve TERRESTRE, tout de suite suivi... de TERREUR,
de TERRIBLE et de TERRIFIANT... est-ce coïncidence ou
hasard alarmant ?
À nous de réagir... Assez d’indolence ! Secouons la torpeur !
Secouons l’inertie ! Sinon... résignons-nous.
Voulons-nous persister à nourrir nos excès,
et à perpétuer nos vieilles habitudes ?
Alors, préparons-nous... ne nous étonnons pas...
C’est peut-être bientôt, c’est peut-être demain...
que nous nous trouverons... irréversiblement...ATTERRÉS !...
TERRASSÉS ! ***
Texte déposé à la société des auteurs SARTEC, le 3 février 2004
Numéro de dépôt 17379
Nous remercions chaleureusement M. Favreau de nous
permettre de publier ce merveilleux texte ;
nous apprécions grandement ses « doigts d’auteur » .
N’hésitez surtout pas à l’afficher au travail,
à l’école...Il fera peut-être réfléchir quelques personnes !