Derniers rayons du soir
O temps suspends ton vol
Elles tournaient, tournaient, insensibles aux saisons
Les aiguilles de l’horloge de la vieille maison
Mais parfois le rayon d’un soleil de midi
Arrêtait les aiguilles, un instant étourdies .
Ils valsaient ils valsaient, les chaussons de satin
Et de grands brodequins en perdaient leur latin
Mais parfois la musique un instant se taisait
Pour offrir aux chaussons l’espace d’un baiser
Ils passaient, ils passaient, les mois et les années
Et la neige couvrait les cheveux argentés
Mais parfois se levait une aurore boréale
Quand, dans la nuit brillait une nouvelle étoile ;
Elle n’est pas immuable la loi du sablier
Un seul grain de folie suffit à l’arrêter
Quand le flot d’une vie dérive de son cours
Pour un élan du cœur, une histoire d’amour.
Ulysse – 25 janvier 2012