La rivière chantante

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  Se souvenir de moi


Un court métrage révélateur

Le 3 juin 2016 à  11:42
Rubriques : Musique et poésie

 

Largement entamé, ce jour

S'ouvrit empli de lassitude.

En délaissant mes habitudes,

À toute action je coupai court.

 

En manque d'énergie sans doute,

Je fermai les yeux sans opter

De complètement m'absenter;

Je voulais rester à l'écoute.

 

Mon esprit me laissait en paix.

Or, soudainement ma mémoire

Fit surgir certaines histoires,

Très certainement inventées.

 

Fus étonnée quand je compris

Que l'intérêt de ces mensonges,

Qui me furent offerts en songe,

Me révélaient un parti-pris.

 

Mon orgueil agissant je nie,

 Pour m'assurer de ma sagesse,

Que des attitudes me blessent

Ou que j'occulte des envies.

 

La vérité enfin admise,

Je pense que cela est bien.

L'indulgence souvent convient.

À m'apaiser je l'autorise.

 

2 juin 2015

 



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Un bonheur imprévu

Le 1 juin 2016 à  12:19
Rubriques : Musique et poésie

 

Je veux me souvenir, dater

Un bonheur à peine croyable,

D'une douceur incomparable,

Reçu dans ma rue désertée.

 

J'étais sortie nonchalamment

Car la soirée s'annonçait belle.

Je la découvris irréelle,

Ressentis du ravissement.

 

Mon bonheur s'est évaporé.

Il fut d'une énergie intense,

Laissa perdurer le silence.

Je demeure revigorée.

 

Ce n'était pas de l'allégresse

Mais un suave sentiment

De paix et d'émerveillement.

Mon âme accueillit la tendresse.

 

Solitaire, un petit oiseau

Me révèle son existence.

Il a découvert ma présence.

 Sur un fil, m'observe de haut.

 

   Ier juin 2016

 



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Transcendance et souverain style

Le 26 mai 2016 à  04:53
Rubriques : Musique et poésie

 

Transcendance et souverain style

 

 

En hommage respectueux et admiratif à Paul Valéry

 

Le don de la transcendance, grâce suprême,

Aux artistes doués confère du génie.

On le trouve toujours dans les plus beaux poèmes.

Ô Le cimetière marin, de Valéry!

 

Quand j'étais lycéenne, mes compagnes et moi

Apprenions à pouvoir expliquer un poème.

Il nous fallait répondre à de nombreux pourquoi

 Dont certains nous posaient d'embarrassants problèmes.

 

Or en ce temps lointain, rare était le mystère.

Les auteurs employaient un parler beau et franc,

Même quand ils prenaient plaisir à satisfaire

Leur désir d'intriguer par des mots étonnants.

 

D'un genre nouveau, Le cimetière marin

 Surprit énormément ceux qui nous enseignaient.

Ils ne lui trouvaient pas un mérite certain.

Allèrent à l'auteur qui demeura muet.

 

De nos jours une étude approfondie, brillante

Révèle la passion qu'abritent les images.

 L'auteur s'est exprimé sur les versets qui chantent

Portés jusques à lui par le vent du rivage.

 

26 mai 2016



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Privilège de ma vieillesse

Le 25 mai 2016 à  03:14
Rubriques : Musique et poésie

 

 

Les yeux restés clos, je m'éveille

Or ne fais aucun mouvement.

J'ai vécu des événements

 D'une étrangeté sans pareille.

 

Je me sens bien dans le silence

Et n'ai pas l'envie de bouger.

Le confort m'incite à songer.

L'heure n'a aucune importance.

 

J'accueille la passivité

Manque d'énergie ou paresse?

Privilège de ma vieillesse!

J'ouvre les yeux à la clarté.

 

Après avoir bu un café,

Face à un ciel uni, morose,

J'avais opté pour cette pause

 Que régulièrement, je fais.

 

Il est midi, je n'ai pas faim.

Aucune urgence ne me presse.

Ce jour ne crée pas l'allégresse

Mais il est plaisant c'est certain.

 

25 mai 2016

 



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Nouvel espace de connivences

Le 24 mai 2016 à  03:47

Oh bonjour! Que devenez-vous?

Cette question certes banale,

Posée d'une voix amicale

Ne m'embarrassait pas du tout.

 

Lors, je la posais à mon tour.

C'était au temps des connivences.

S'est répandue l'indifférence;

On se dit à peine bonjour.

 

Je reste la même, sereine,

En ayant fait l'apprentissage

Des moyens qui nous rendent sages.

J'ai des regrets mais pas de peines.

 

Me suis fait des amis fidèles,

Par la magie, dans le confort.

Nous unissent des rayons d'or

Je m'y élance à tire d'ailes.

 

                                             24 mai 2016



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Sylvie

Le 22 mai 2016 à  06:13
Rubriques : Musique et poésie

 

N'aura jamais plus de trois ans

La petite fille adorable

Mais de s'émouvoir incapable,

Passive en son coin tout le temps.

 

Elle habite dans ma maison.

J'avais autrefois l'habitude

D'interrompre sa solitude,

L'habillais selon les saisons.  

 

Souvent, la prenant par la main,

Je la faisais marcher sans peine,

Récent, possible phénomène.

 Elle avançait à petit train.

 

Auraient bien pu la croire en vie

Des enfants jouant dans la rue

Que rendait gais notre venue.

Lors, je leur présentais Sylvie.

 

Ne l'a pas malmenée le sort.

Son visage est resté le même.

Il conserve une grâce extrême.

Mais jamais plus je ne la sors.

 

22 mai 2016



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Un message de l'au-delà

Le 21 mai 2016 à  01:10
Rubriques : Musique et poésie

Je possède un volume que j'ouvre peu souvent.

Cependant il contient des propos étonnants,

Parfois sophistiqués, des discours poétiques,

Des citations savantes, des envolées lyriques

Et de nombreux instants de grâces savoureuses.

 

 En ce jour de printemps, ensoleillé et chaud,

Seule en mon jardinet, mais ravie et joyeuse,

Je murmure des vers que j'avais trouvés beaux.

« Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin

De venir dans ma chambre, un peu chaque matin »

 

 Pour rendre hommage à ma mémoire, à sa rigueur,

Je vais chercher mon livre, au hasard le feuillette

Et j’y trouve des vers me mettant l'âme en fête.

C’est une invitation faite un vingt et un mai

D’errer dans la nature, qui étale ses fleurs.

 

 « Puisque mai tout en fleurs, dans les prés nous réclame »

Ce jour même se trouve être un vingt et un mai,

Un peu particulier, c'est mon anniversaire.

J’accueille dans la joie ce poème troublant.

Venu de l'au-delà, insondable mystère!

 

 Or en soirée, pour ajouter à mon émoi,

Sur mon petit écran s'affiche face à moi

Le portrait du vieil homme, auteur des Misérables

On va y projeter son oeuvre remarquable.

J'ai reçu un message, une évidence claire! 

 21 mai 1999

 




Puisque mai tout en  en fleurs dans les prés nous réclame,

Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !

Victor Hugo 

21 mai 1835 (Les chants du crépuscule)



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Propos sur les éditeurs de poésie moderne

Le 19 mai 2016 à  01:42
Rubriques : Mes écrits, Musique et poésie
  Mise en garde

 

Les maisons d'édition renommées qui publièrent de la poésie pendant de longues années, sauf exceptions, n'acceptent plus d'évaluer des manuscrits de poésie. Ils ne croient pas au mérite des poètes de ce siècle.

 Par contre, des maisons d'éditions sans prestige s'offrent à publier les manuscrits de poètes qui

éprouvent le besoin d'être connus et qui le sont déjà souvent grâce à certains sites de poésie. Elles les invitent à leur envoyer  leurs écrits.

 

Certains blogueurs, ayant reçu de nombreux commentaire élogieux de personnes qualifiées se sentent confiants et passent d'interminables heures à peaufiner un manuscrit qu'ils décident d'envoyer. 

 Ô le piège! La poésie ne se vend pas si elle n'a pas été publiée par l'une des maisons d'éditions renommées. Les éditeurs en sont persuadés.

 En conséquence, aucun des  manuscrits sollicités ne sera accepté. La justification du rejet est:

ne correspond à la poésie que nous publions.

 

Je suis au nombre des piégées. Mon manuscrit m'a été retourné et je suis persuadée qu'il n'a pas été feuilleté même par simple curiosité.

 Il n'est pas évident de comprendre la stratégie de ces éditeurs malhonnêtes dont au Québec, certains sont subventionnés par les deux gouvernements, provincial et fédéral.

 Je ne sais pas ce qui se passe exactement en France. Je veux rendre hommage aux éditions Pierre Seghers qui donnent une chance aux poètes qui leur sont inconnus.

 

 Je regrette de n'avoir pas lu à temps le livre de monsieur Robert Melançon, ancien professeur de lettres à l'université de Montréal.

Dans son ouvrage est intitulé « Pour une poésie impure » il explique ce que l'on doit savoirsur l'édition de la poésie actuelle. Cela m'aurait évité une somme de travail considérable.

 

 Montréal, 19 mai 2016

 


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Gigolo

Le 18 mai 2016 à  02:32
Impromptu

 

Être né de parents sans biens

Ou quelques fois dans la misère,

Peut sembler injustice amère

Au jeune qui n'arrive à rien.

 

Devenu un charmant jeune homme,

Il lui manque de gros atouts;

La joliesse mais sans le sou,

 Il reste démuni, en somme.

 

Si une chance se présente,

Pour défier la pauvreté,

Sans gros efforts en vérité,

Elle lui apparaît tentante.

 

Gigolo! Qu'en dit la maman?

Il y aurait des avantages.

Pour elle, une amie de son âge,

La grande vie pour son enfant.

 

                                  18 mai 2016                                



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Un impromptu inachevé

Le 18 mai 2016 à  02:25
Rubriques : Musique et poésie

Je tente un impromptu sans thème.

Le voudrais drôle évidemment.

Un mot pour un commencement,

D'une terminaison que j'aime.

 

Rigolo... Au galop, galop!

De chatouilles aussi  mes enfants,

Sans aucun doute, étaient friands.

Éclats de rire en trémolos.

 

La nostalgie, dans le silence,

Avec douceur, sereinement,

Me conduit au recueillement,

Ouvre l'espace de l'absence.

 

                                             17 mai 2016



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