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Yannick Noah

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Yannick Noah

Description de cette image, également commentée ci-après

Yannick Noah au concert pour l'égalité de SOS Racisme, le 14 juillet 2011

Nom Yannick Noah
Naissance 18 mai 1960 (1960-05-18) (52 ans)
Sedan, Ardennes,
Drapeau de France France
Pays d'origine Drapeau de France France
Activité principale Joueur de tennis professionnel
chanteur
acteur
Genre musical Reggae
World
Variété française
Ballade
Années d'activité Depuis 1991
Site officiel www.yannicknoah.fr
Entourage Père : Zacharie Noah
Mère : Marie-Claire Perrier
Fils : Joakim Noah
Artistes :
Téléphone
Disiz la Peste
Lionel Richie
Idir

Yannick Noah est un joueur de tennis et chanteur français, né le 18 mai 1960 à Sedan, dans les Ardennes, en France.

Il remporte le tournoi de Roland-Garros en 1983, ce qui lui vaut d'être, à ce jour, le seul joueur français à avoir remporté un tournoi du grand chelem de l'Ère Open, mais également d'être le joueur de tennis français le mieux classé à l'ATP (no 3 en juillet 1986) et le plus titré en simple. Il a par ailleurs, en tant que capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, mené les Français à la victoire en 1991 et 1996. Il débute dès 1991 une carrière de chanteur, à laquelle il se consacre à temps plein, avec succès, depuis 2002.


Biographie[modifier]

Yannick Noah est né en France à Sedan le 18 mai 1960, fils de Zacharie Noah, né à Yaoundé au Cameroun sous protectorat français le 2 février 1937, joueur de football professionnel et vainqueur de la la Coupe de France en 1961 avec l'UA Sedan-Torcy, et de Marie-Claire Noah, née Perrier (1937-1er octobre 2012)[1], Ardennaise, enseignante. Son grand-père maternel, Marcel Perrier, professeur de dessin artistique au lycée Turenne, a publié une demi-douzaine de recueils de poèmes à Sedan et son grand-père paternel, Simon Noah Bikié, était un combattant du 1er régiment de Tirailleurs du Cameroun lors de la Seconde Guerre mondiale. À son retour, il envoya son fils Zacharie étudier en France. Yannick a deux sœurs, Isabelle et Nathalie épouse Proisy.

Lorsque Yannick a trois ans, en 1963, la famille Noah s'installe à Yaoundé, capitale du Cameroun indépendant depuis le 1er janvier 1960, pays dont son père est originaire. C'est là que le jeune Yannick découvre le tennis dans un pays qui ne possède à l'époque que huit courts, cela deviendra très vite sa passion. En 1971, il se fait remarquer par l'Américain Arthur Ashe, premier joueur noir à remporter un tournoi du Grand Chelem, qui lui offre une raquette. À onze ans, Yannick Noah part vivre en France pour la formation de tennis intensif.

Noah est aujourd'hui père de cinq enfants. D'un premier mariage en 1984 avec Cécilia Rodhe (en), ancien mannequin de l'Agence Elite et Miss Suède 78, naissent Joakim Noah en 1985 (aujourd'hui joueur professionnel de basketball aux États-Unis, dans l'équipe des Bulls de Chicago), et Yéléna Noah en 1987, mannequin. Il vit en Suisse de 1991 à 1993[2]. Après un divorce, il se remarie en 1995 avec le mannequin Heather Stewart-Whyte, dont il aura deux filles : Eleejah née en 1996 et Jenaye née en 1997. Ils divorcent en 2001. Depuis 2003, Yannick Noah partage sa vie avec Isabelle Camus (fille du producteur Jean-Claude Camus, elle-même productrice, d'Un gars, une fille), qui donne naissance à Joalukas en 2004.

Yannick Noah est membre du International Tennis Hall of Fame depuis le 7 janvier 2005[3]. Le 10 novembre de la même année, Henri Sérandour, président du Comité National Olympique et Sportif Français lui a remis le Trophée Micheline Ostermeyer[4]. De retour en France, il vit avec sa famille à Feucherolles, puis rejoint New York en 2008 où il savoure son anonymat[5] et se rapproche de sa famille[6]. Son actualité fiscale[7] est évoquée lors de la campagne présidentielle française de 2012 (déclenchant par là-même quelques poursuites pour diffamation), mais il dément être actuellement un exilé fiscal[2].

Carrière sportive[modifier]

Des débuts au sacre de Roland Garros en 1983[modifier]

Yannick Noah
Carrière professionnelle
19771996
Pays Drapeau de France France
Naissance 18 mai 1960 (1960-05-18) (52 ans)
Drapeau : France Sedan
Taille / poids 1,93 m (6 4) / 81 kg (178 lb)
Prise de raquette Droitier, revers à une main
Entraîneur(s) Patrice Hagelauer
Gains en tournois 3 440 660 $
Tennis Hall of Fame Membre depuis 2005
Palmarès
En simple
Titres 23
Finales perdues 13
Meilleur classement 3e (07/07/1986)
En double
Titres 16
Finales perdues 9
Meilleur classement 1er (25/08/1986)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple 1/2 V(1) 1/16 1/4
Double 1/16 V(1) 1/4 F(1)
Mixte - 1/4 - -
Titres par équipe nationale
Coupe Davis Finaliste (1982)

Joueur athlétique et spectaculaire, le jeune Yannick Noah atteint en 1976 les demi-finales de l'Orange Bowl cadet. En 1977, il s'incline en finale de l'Orange Bowl junior contre celui qui deviendra, dès les catégories jeunes, son grand rival Ivan Lendl. Il perd en huitièmes de finale de Wimbledon junior contre Van Winistky, futur vainqueur du tournoi[8].

Il se lance ensuite dans une carrière professionnelle en 1978, année de son service militaire au fameux bataillon de Joinville. Il atteint la finale à Nice puis remporte ses premiers titres à Manille et à Calcutta, contre son compatriote Pascal Portes, et dispute aussi l'Open de Johannesburg en pleine époque d'apartheid. Beaucoup de blancs quittent la tribune à la venue du métis Noah, seuls restent les spectateurs noirs parqués dans un coin bondé. Il est aussi exceptionnellement admis à l'hôtel, mais un homme se tient en permanence devant sa porte.

Il joue à cette époque plusieurs tournois en double avec Arthur Ashe notamment à Wimbledon et à l'US Open en 1978.

En 1980, il est finaliste à Rome. L'année suivante, il remporte un succès important sur le plan personnel à Richmond, la ville d'Arthur Ashe.

C'est sur la terre battue de Roland-Garros qu'il obtient ses premières performances notables. Huitième de finaliste à 20 ans en 1980 (abandon sur blessure contre Jimmy Connors), il atteint les quarts de finale en 1981 (après avoir battu Guillermo Vilas il perd contre Víctor Pecci) puis en 1982 (défaite contre Vilas).

Cette même année 1982, il entre pour la première fois dans le Top-10 mondial en gagnant quatre titres, dont La Quinta, avec ses premières raquettes moyen-tamis, contre Lendl, mettant fin à une série de 44 victoires consécutives du champion tchèque. Il conduit également l'Équipe de France de Coupe Davis en finale contre les États-Unis, après des combats mémorables en cinq sets contre Guillermo Vilas, Ivan Lendl ou John McEnroe. La finale au Palais des Sports de Grenoble, durant les fêtes de Thanksgiving, sera très instructive pour Noah : il ne cessera de penser que la France était là juste pour participer, pas pour gagner. La préparation ne fut que physique, pas mentale. Noah retrouve aussi Arthur Ashe dans des circonstances imprévues. Ashe est alors capitaine de l'équipe des États-Unis.

Il bat également un Borg démobilisé et en fin de carrière (à seulement 26 ans), à Monte-Carlo, qu'il a entendu siffloter aux changements de côté.

Le pic de sa carrière sera l'année 1983 avec trois victoires en tournoi, dont Roland-Garros le dimanche 5 juin 1983 devant 18 000 personnes. À cette occasion, il bat Ivan Lendl en quart de finale et Mats Wilander, tenant du titre en finale (6-2, 7-5, 7-6). La balle de match gagnée, il se précipite en larmes dans les bras de son père.

Après un échec douloureux et décevant face à Orantes à Monte-Carlo, Noah travaille assidûment avec Patrice Hagelauer en vue de Roland-Garros, et les résultats ne se font pas attendre : finale à Lisbonne, défaite de justesse contre Wilander, victoire à Madrid et Hambourg, en battant plusieurs grands spécialistes de terre-battue : Sundstrom, Higueras et Wilander. Sa préparation aura été remarquable avec un Noah très offensif, une présence à la volée qu'on peut même juger phénoménale. On dit souvent que les attaquants ne peuvent gagner Roland-Garros qu'au filet, avec un jeu porté vers l'attaque en deux ou trois coups. Ainsi, son service haut et lifté de même que sa volée ont posé des problèmes insolubles aux meilleurs spécialistes de terre battue. Mais Noah était aussi capable d'utiliser l'effet lifté en coup droit pour devenir très régulier du fond du court. Il savait déplacer ses adversaires pendant plusieurs échanges avant d'arriver au filet. Il est le seul joueur à avoir battu et Lendl et Wilander à Roland-Garros. Le 5 juin 1983, jour de la finale face à Mats Wilander, le journal L'Équipe titre « 50 millions de Noah ! » et au lendemain de son succès, « Une étoile est née !». Noah reste en 2012 le dernier joueur français à avoir gagné les Internationaux de France. Dans la nuit précédente, Yannick avait rêvé qu’il était battu. Quand il est rentré sur le Central, il s’est dit qu’on lui offrait une 2e chance[9]. Noah est le dernier joueur à avoir gagné un tournoi du Grand Chelem avec une raquette en bois.

Pour couronner ce succès, son sponsor Hitachi lui offre le premier lecteur laser portable. Déjà, vers 1977, il avait reçu un des premiers walkman du monde des mains du PDG de Sony à Tokyo. Après l'arrivée du walkman en France, concordant avec les débuts de la publicité à la télévision, l'idée d'une réclame verra même le jour avec Noah et le fameux slogan : « Ne vous étonnez pas si vous voyez Noah marcher dans la rue avec un air bizarre »

Malheureusement, les hauts et les bas vont se succéder, moralement comme physiquement, avec des performances souvent inégales. Sitôt après son titre, il est suspendu trois mois pour avoir boudé la Coupe des Nations à Düsseldorf. À l'US Open, pour son retour, il bat le jeune Aaron Krickstein contre lequel il réussit son légendaire coup entre les jambes[10] qui enchante le public américain, avant de perdre en quart de finale, 7-5 au cinquième set contre un autre prodige, élève de Bollettieri et tout comme Noah fils de footballeur, Jimmy Arias. Quelques jours plus tard, en demi-finale de Coupe Davis sur le gazon de Sydney, il bat brillamment un autre jeune espoir, Pat Cash. En revanche, ses défaites en double comme en simple contre le déterminé John Fitzgerald condamnent l'équipe de France.

De 1984 à sa fin de carrière[modifier]

Son année 1984 est gâchée par une pubalgie, malgré une victoire en tournoi du Grand Chelem, mais en double, avec Henri Leconte à Roland-Garros. En simple, il doit s'incliner face à Wilander en cinq sets, visiblement marqué par une pression qu'il n'a pas su gérer, ayant son titre à défendre. Physiquement, il a un peu perdu de sa superbe.

Yannick Noah en 2012

Noah décide de quitter la France et de s'installer à New York avec son épouse de l'époque, Cécilia, où naissent leurs deux enfants Joakim et Yelena. Il ouvre un restaurant, Guignol's, sur Varick Street dans Manhattan.

L'année 1985 commence difficilement avec un échec contre le Paraguay en Coupe Davis dans une ambiance particulièrement hostile en présence du Général Stroessner. Le journaliste Hervé Duthu est même assommé sur le court.

Il aligne ensuite les échecs prématurés et inquiétants, ne gagnant que trois matchs en quatre tournois. Curieusement il ne dispute même pas le tournoi de Monte-Carlo sur terre-battue, pourtant sa surface de prédilection, préférant évoluer la même semaine avec McEnroe et Connors à Chicago, où il déçoit malgré sa victoire en double. Paradoxalement, c'est à ce moment presque inattendu qu'il gagne à Rome, juste avant Roland-Garros, alors qu'il était redescendu au-delà de la 20e place du classement, ce qui n'est pas sans rappeler la saison 1983, avec des succès sur le jeune Boris Becker et Miloslav Mecír, récent brillant vainqueur à Hambourg. Mais à Paris, après un match très dur et éprouvant contre José Luis Clerc, il perd face à Leconte au terme de 5 sets superbes. Noah sera d'ailleurs très aigri par cette défaite. Suivant les conseils du même Patrice Hagelauer, Leconte a appliqué une méthode similaire à celle de Noah, en jouant son jeu sur terre-battue, en montant à la volée de manière prééminente.

Il remonte néanmoins au classement grâce à deux autres victoires en tournoi, en battant notamment Jimmy Connors à Washington, puis un quart de finale à Flushing-Meadows, où il se verra battu par Lendl. À New-York, on peut noter l'échec amer de la finale en double. Associé à Leconte, ils s'inclinent contre Flach - Seguso, suite visiblement à une erreur d'arbitrage, une balle ayant apparemment effleuré Flach avant de sortir sur une balle de deux manches à une pour les Français, mais le joueur n'a rien dit et l'arbitre n'a rien vu…

Toujours en 1985, il passe complètement à côté du match de barrage contre la Yougoslavie à Belgrade, il perd nettement ses deux matchs et la France se retrouve en seconde division. À nouveau l'échec sera très instructif et il déclarera : « j'avais mal au genou, je n'aimais pas l'ambiance dans l'équipe, jamais je n'aurais dû jouer, et comme j'ai de l'influence sur le groupe, tout le monde coule. À l'époque, nous les joueurs, on faisait ce qu'on voulait, on était arrivé au dernier moment et on avait fait n'importe quoi. » À nouveau, comme en 1982 et la finale à Grenoble, on sent un manque de professionnalisme et de rigueur dans la préparation qui ne sera plus de mise lors de la finale de 1991 à Lyon. Là, le groupe sera cimenté, motivé et uni autour du capitaine, préparé pour gagner, sans égo, arrière-pensées ou dissension.

Certains pensent qu'à partir de 1985, le jeu de Noah, notamment en revers, ne sera plus vraiment adapté à l'entrée du tennis dans l'ère contemporaine super-professionnelle et surpuissante. Au début des années 1980, les nouveaux matériels (raquette en carbone, moyen-tamis), les entraîneurs, les préparations intenses avec préparateur physique font leur apparition ainsi que les avalanches d'« aces », et vont s'intensifier ; il semble que ceci porte petit à petit de rudes coups à certains joueurs tels McEnroe ou Noah, au profit des jeunes joueurs surpuissants (Becker, Lendl, Cash, Sampras, Agassi).

C'est néanmoins en 1986 qu'il obtient ses meilleurs classements, premier en double et troisième en simple en juillet, grâce à deux finales à La Quinta et à Monte-Carlo (défaites à chaque fois face à Joakim Nyström), une demi-finale à Rome et une victoire à Forest Hills avec des victoires brillantes en deux sets sur Vilas et Lendl. À Rome Lendl prend sa revanche, les deux joueurs ont d'ailleurs une sévère explication au filet, Noah reprochant agressivement à Lendl de lui avoir volontairement tiré une balle dessus. Lendl s'imposera finalement au tie-break du dernier set dans une ambiance tendue.

Ainsi, cette année-la il fait partie des favoris à Roland-Garros mais il doit déclarer forfait avant les huitièmes de finale en raison d'une blessure au tendon. De son propre aveu, 1986 est la seule autre année où il se sentait prêt à remporter de nouveau Roland-Garros. Mentalement très préparé, il remporte « trois matchs sur une jambe » avant de devoir déclarer forfait en huitième. « J'aurais du jouer Lendl en quart (N.D.L.R. en fait en demi-finales), je le bouffais » — interview Canal+ - juillet 2008.

Le 7 juillet 1986, il devient donc numéro 3 mondial, ce qui reste à ce jour le meilleur classement ATP pour un joueur français. À l'issue de la saison 1986, il reçoit le "Prix de la sportivité".

Les années suivantes, il ne brille plus qu'épisodiquement en Grand Chelem (quart de finale à Roland-Garros en 1987, battu par Mats Wilander) mais remporte quelques victoires de prestige comme contre Kent Carlsson à Roland-Garros, ainsi qu'au premier Open de Lyon organisé par Gilles Moretton, en battant Nystrom. Sa motivation semble s'être quelque peu amoindrie, ce qui paraît logique puisqu'il venait de fonder une famille, et ses responsabilités n'étaient plus les mêmes. On le sait, être sportif de haut niveau nécessite beaucoup de sacrifices et ce n'est pas toujours facile. Noah le dira lui-même un jour : « Je me suis rendu compte que j'avais tout sacrifié au tennis : mon enfance, ma famille. J'avais mis ma vie au service du tennis, alors qu'aujourd'hui je met le tennis au service de ma vie et j'ai enfin trouvé l'équilibre. »

Pour tenter d'enrayer le déclin amorcé, Noah décide de se séparer de son entraîneur de toujours, Patrice Hagelauer, pour travailler avec l'ancien joueur américain Dennis Ralston, ex-entraîneur d'Arthur Ashe. Cet entraîneur aux méthodes très modernes, telles que l'ordinateur qui retranscrit tous les coups d'un match, lui permet d'atteindre les quarts de finale à Flushing-Meadows en 1989 (battu par Boris Becker) et de réaliser un très bon début d'année 1990. Suite à un travail acharné, il gagne à Sydney après avoir battu Ivan Lendl, et ne s'arrête qu'en demi-finale à l'Open d'Australie sans rencontrer les tête de séries 13 (Bruguera 2e tour éliminé par Pernfors), 6 (Mayotte 1er tour éliminé par Sampras) et 4 (McEnroe disqualifié en 1/8) de sa partie de tableau, tournoi au cours duquel il bat un jeune joueur prometteur du nom de Pete Sampras avant de perdre contre Lendl suite à un ennui personnel. Il joue aussi la Coupe Hopman en janvier 1990 avec Isabelle Demongeot, ce sera la deuxième et dernière fois avec Roland Garros 1978 qu'il jouera en double mixte.

Malheureusement, cela ne sera que feu de paille. Noah enchaîne alors les défaites au premier tour. Il arrête sa carrière de joueur en 1991 (473 victoires pour 208 défaites) avant d'effectuer en 1995 et 1996 un retour éclair sur les courts, dernier match en simple en février à Marseille face à Guy Forget et en double à Roland Garros avec Henri Leconte pour son ultime match sur le circuit.

Capitaine de Coupe Davis et de Fed Cup[modifier]

Il se reconvertit alors en capitaine de l'Équipe de France de Coupe Davis. Les résultats ne se font pas attendre. La France qui n'avait pas gagné depuis 59 ans gagne le trophée en 1991. En finale à Lyon, il réussit à transcender Guy Forget et Henri Leconte qui prennent le dessus sur les États-Unis de Pete Sampras, Andre Agassi, Ken Flach et Robert Seguso. La finale s'est terminée dans une ambiance électrique à laquelle les juges de tennis ont eu du mal à faire face, demandant le silence sans trop de succès. Notablement, l'équipe de France a fini en dansant la "Saga Africa" sur le court, alors que le public lançait les "ola" spontanément.

Il récidive en 1996 avec d'autres joueurs, Cédric Pioline, Guillaume Raoux, Guy Forget et Arnaud Boetsch, lequel donne la victoire à la France après un match héroïque en finale contre le suédois Nicklas Kulti (3 balles de match sauvées).

Cette même année 1996, il joue aussi un rôle déterminant auprès des footballeurs professionnels du Paris-Saint-Germain. Il est en effet appelé en renfort pour motiver cette équipe, qui finalement remportera la coupe d'Europe des vainqueurs de coupe.

Enfin, en 1997, il connaît également le succès dans le tennis féminin puisqu'il mène les filles de l’équipe de France (Mary Pierce, Sandrine Testud, Nathalie Tauziat et Alexandra Fusai) à la victoire en Fed Cup, la première remportée par la France.

Carrière musicale[modifier]

En concert à Rennes le 22 janvier 2011

Parallèlement à sa carrière tennistique, il se tourne dès 1990 vers sa seconde passion : la musique. Sa première chanson, Saga Africa, de l'album Black & What, devient le tube de l'été 1991 celui-ci bénéficiant de la médiatisation de son interprétation lors de la victoire de la France en Coupe Davis après 59 ans d'attente. Noah, fraîchement retraité de sa carrière de joueur l'année précédente, en était alors le capitaine. Vient ensuite l'album Urban Tribu en 1993 avec le succès de Get On Back, puis l'album Zam Zam en 1998. Il multiplie les expériences et les enregistrements mais rencontre pendant longtemps un succès très modeste. Sous l'impulsion de son manager Jean-Pierre Weiller, sa carrière prend un grand tournant en 2000 avec son quatrième album Yannick Noah, écrit par Erick Benzi et Robert Goldman, le succès est au rendez-vous avec le titre Simon Papa Tara.

Depuis, les tournées s’enchaînent. Outre des compositions originales, Yannick reprend, sur disque comme sur scène, des chansons de Bob Marley et de ses amis de Téléphone. En 2003, l'album Pokhara fait un carton suivi du






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