Ecriture plurielle et passerelle

Présentement sur Amicalien
Les membres en ligne : 5
Les nouveaux membres : 6
Anniversaires aujourd'hui : 4

Connexion des membres


  Se souvenir de moi


Les gestes ancestraux des PALUDIERS de GWEN RANN (le Pays blanc) 2ème volet


Le 14 octobre 2011 à 04:25

Rubriques : Mots-miroirs


Ils s'étendent sur une superficie de 2000 ha répartie en deux zones, l’une, autour du Traict du Croisic (la plus vaste) qui s'étend sur les communes de Batz, de Guérande, et de La Turballe.
L'autre zone est située au-delà du coteau guérandais et couvre 350 ha sur les communes de Mesquer, de Saint-Molf et d'Assérac.

Classés depuis 1996, les marais salants constituent un site remarquable du patrimoine mondial.

Aujourd'hui dans les marais salants, nous comptons environ 250 paludiers, qui récoltent 12000 t de sel par an.

 

Si les Marais Salants m'étaient contés

Entre Vilaine et Loire, l'Atlantique a sculpté dans la presqu'Ile guérandaise des rivages que l'homme a su façonner d'une âme bretonne.

Des villages secrets s'étirent par-ci par-là, dominés par l'îlot granitique du bourg de Batz-sur-Mer tandis que, du haut de son coteau, Guérande la médiévale veille sur le pays dont elle est la capitale : Gwen Rann, signifiant en breton : Le Pays Blanc.

Ce paysage aux mille miroirs d'eau reflète la longue tradition de ce travail au fil du temps et de la nature…







Un peu d'histoire


Bien avant la construction des marais salants, tels que nous les connaissons aujourd'hui, une autre technique de production de sel marin existait depuis l'âge de Fer.
Cette technique consistait à récolter du sable ou de l'argile salé durant l'été et à opérer un lessivage pour extraire une saumure très concentrée. Cette dernière était ensuite versée dans des récipients en terre et chauffée dans des fourneaux d'argile jusqu'à cristallisation du sel.


La technique ignigène (c'est-à-dire par le feu) était répandue sur toute la côte armoricaine. Cette technique a engendré une déforestation.


La technique actuelle d'exploitation des marais salants est antérieure au 9è siècle.  La création des salines s'est étendue sur plusieurs siècles. Vers l'an 1500, les marais atteignaient 80 % de la surface actuelle.
Entre 1560 et 1660, grâce au développement du commerce maritime, 2500 œillets seront construits. Les dernières salines ont été construites vers 1800. Mais un abandon progressif commence dès le milieu du 19e siècle face à la concurrence du sel de mine, à la baisse de consommation du sel alimentaire comme produit de conservation et à l'amélioration des transports par voie terrestre.

www.ot-guerande.fr/marais_salants

 

A visiter : www.terredesel.fr/index.php?id=182   Un très beau site !!




Thea dit :
second volet du Pays de mon enfance. QQ répétitions peut-être dans le texte dont la source est différente mais c'est inévitable.Je vs indique également un site très bien fait où vous en saurez


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
davantage. Photos : 2)paludier en costume d'autrefois/3) paludier d'aujourd'hui /4)Kervalet, village de paludiers/6 salicorne. Ce n’est pas une algue mais une plante grasse qui pousse spontanément


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
sur le marais de Guérande. Elle a tendance à tout envahir et les paludiers passent plusieurs jrnées par an pr l'arracher avant qu'elle ne vienne en graine. Consommée fraîche comme les haricots verts


posté il y a 392 semaine


Danydijon dit :
merci théa pour cette vidéo..............la prochaine fois que j'achèterai du sel je le prendrai de Guérande....il est peut-être plus cher mais on en met moins alors....bonne nuit bises


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
ou conservée ds le vinaigre comme les cornichons. C'est délicieux mais lorsque ns étions enfants ns ne la connaissions même pas !!!/ A suivre avec le 3ème volet sur le pays noir... A + tard


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
Merci de ta visite et de ton comm, Dany ! La Fleur de sel est di-vi-ne ! Je me souviens en avoir goûtée,fraîchement récoltée. Sur la langue, elle laisse un goût de violette. très agréable... Humm...


posté il y a 392 semaine


Fleurchampetre dit :
Très intéressant Thea je suis ravie de revoir ces gestes que je connais bien...Enfant j'ai vécu des années pas loin des marés salins non loin de Lisbonne.Dimanches d'été c'était promenade plages et


posté il y a 392 semaine


Fleurchampetre dit :
"salinas"et le responsable nous autorisait"accompagnés de mon à descendre et voir de près ce dur travail,tout fait main et remonté à dos d'homme.Pas une machine.Nous revenions avec une poignée de sel!


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
ns avons un peu les mêmes souvenirs de marais salants, Fleur ! Sauf que c'était mon père que j'accompagnbais, à la fois comme correspondant local d'Ouest-France, à la fois comme employé de la


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
Coopérative des Sels. Ns allions en vélo alors. Donc tu connais bien ces gestes et ce travail vraiment manuel. Les étriers, les oeillets, etc, je connais bien !Ces oeillets qui brillaient au soleil !


posté il y a 392 semaine


Nusch dit :
Merci Thea pour ce reportage passionnant. Un travail physique, un métier d'une grande noblesse... Autrefois, si l'on avait un coup de coeur pour un paludier, on savait qu'on récolterait toute sa vie..


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
A une période, d'aucuns envisagèrent de transformer les marais en... terre de culture pour... les tulipes car trop d'abandon. Mais les paludiers ont réagi.C'est un dur métier lié aux intempéries


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
recxtif : il faut lire ETIERS et non étriers ds ma réponse à Fleur LOL


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
Nusch, je connaissais plusieurs de ces familles de paludiers, dont les enfants, aujourd'hui, perpétuent la tradition ! Des jeunes, non liés au métier,font également revivre les oeillets en friche.


posté il y a 392 semaine


Nusch dit :
... la fleur de sel !... C'était le sens du partage d'un métier. Que reste-t-il aujourd'hui de ce principe ?!


posté il y a 392 semaine


Fleurchampetre dit :
Oui j'ai des souvenirs des marés salins.Il m'arrive parfois d'y penser à ces hommes trvaillant pieds nus sur ces murets étroits et sous le soleil tapant fort sur ces grandes cuvettes qui étaient les


posté il y a 392 semaine


Nusch dit :
Tu viens de répondre à ma question, Thea !... Merci !!


posté il y a 392 semaine


Fleurchampetre dit :
"salinas".Ils avaient des visages basanés,ils étaient fiers de nous montrer leur travail et invitaient mon frère à prendre un outil pour grater le sel.La fille d'un de ces hommes était en classe avec


posté il y a 392 semaine


Nusch dit :
Oui, Fleurchampêtre... J'ai connu adolescente (vivant au Maroc) les brûlures du sel. Les paludiers doivent être exposés à des pathologies dérivées de la constante proximité avec le sel et le soleil...


posté il y a 392 semaine


Fleurchampetre dit :
moi et son père venait parfois à vélo apporter du sel à l'école ...C'est térrible Thea,comme j'oublie certaines choses du présent et du passé mais le vécu et apris jeune enfant reste intact ...


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
tout à l'heure je mettrai une vidéo que j'ai découverte : en rapport avec le "partage" du savoir faire ancestral justement. A + tard.Mercie de vos commentaires.


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
Mêmes souvenirs,Fleur et Nusch : ces H et ces F -et leurs enfants -travaillant dur pieds nus sous le soleil, tributaires du temps et des marées.Bcp de mes camarades d'école étaient filles de paludiers


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
et parcouraient de nbx kilomètres matin et soir, à pied ou en vélo, pour venir en classe.Trimant le jeudi, le dimanche et les matins et soirs pour aider leurs parents.Merci pr ces échanges fructueux.


posté il y a 392 semaine


Danydijon dit :
mais s'ils travaillaient pieds nus, dans quel état étaient leurs pieds avec le sel?


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
aujourd'hui je me pose la question, Dany. Auparavant ns ne faisions pas attention, tellement habitués à les voir travailler ainsi sous le soleil!!!


posté il y a 392 semaine


Fleurchampetre dit :
J'ai un vague souvenir de baquets ici et là dans les murets et ponts d'argile ,remplis d'eau douce .Ces hommes étaient donc obligés de traverser les baquets plongeant les pieds dans l'eau douce ...


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
je ne sais pas s'il en était ainsi dans ma région, Fleur.Mais il nous reste malgré tout pas mal de souvenirs qu'un mot, parfois, suffit à raviver et tout nous revient en cascade...


posté il y a 392 semaine


Thea dit :
une autrre profession difficile à laquelle je pense, celle d'ouvrière dans les usines de mise en boîtes de la sardine. Je m'en souviens aussi...


posté il y a 391 semaine


Fleurchampetre dit :
Je ne connais pas la profession en question Thea.Les" hommes du sel " je connais un peu parce qu'en allant à la plage nous passions devant les marés salins...Bonne journée à toi et tous les passants.


posté il y a 391 semaine


Kabry64 dit :
Théa , j'ai découvert en visitant une saline , ce monde si secret et complexe où le vent , l'eau , le soleil conjuquent leurs efforts pour ce produit vieux comme le monde mais si pur ! merci!


posté il y a 391 semaine


Thea dit :
Je parlerai de ces ouvrières d'usines à poisson une autre fois, Fleur. Il y en a dans presque ts les ports de pêche, dont pays guérandais et voisinage côtier. (Usines Amieux à Nantes par exemple)


posté il y a 391 semaine


Thea dit :
oui Kabry, ces 3 éléments sont essentiels à la production du sel, cet "or blanc" si précieux, lié à la gabelle abolie en 1790. La Route du Sel est parsemée de ces anciennes douanes qu'on retrouve


posté il y a 391 semaine


Thea dit :
à Champtoceaux sur la Loire, là où transitaient les gabares chargées de sel guérandais, passant sous l'arche de pierre, "le cul du Moulin", un péage où les gabelous récoltaient la taxe


posté il y a 391 semaine






© 2003-2019 Amicalien.com, Tous droits réservés.
CONTACT | CONDITIONS D'UTILISATION | PUBLICITE | PARTENAIRES