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À feuilleter, écouter, savourer : LES MILLE ET UNE NUITS …


Le 21 septembre 2016 à 04:35

Rubriques : Musiques du Monde


Qui ne connaît Shéhérazade ? Et tous ces personnages fabuleux qui peuplent ce recueil de contes populaires et anonymes. D’origines arabe, persane et indienne, il est constitué de nombreux contes enchâssés et de personnages mis en miroir les uns par rapport aux autres.

 

L'origine exacte des contes présents dans les Mille et Une Nuits, avant recueil, est difficile à déterminer du fait de leur transmission par oral et de l'absence de sources écrites. Les contes se sont probablement propagés de l'Inde à l'Iran, puis au monde arabe. Figés à l'écrit au XIIIe siècle seulement, les contes sont donc le résultat de la fusion de nombreuses versions orales. Un texte arabe de 987 mentionne l'existence d'un livre persan intitulé Les Mille Contes. Si certains indices indiquent une influence persane, d'autres pourraient faire remonter l'origine des Mille et Une Nuits jusqu'à l'Inde du IIIe siècle. Certains contes semblent aussi proprement arabes.

 

Illustration : compo perso détenteur de copyright inscrit : 000000000.htm. Tous droits réservés

Crédit photos : en filigrane : livre appartenant à la Bibliothèque nationale de Paris,années 1300 /auteur inconnu domaine public

Tableau : Lewis, John Frederick 1857 domaine public







La première traduction française est l'œuvre d'Antoine Galland publiée de 1704 à 17176, mais une partie a été rédigée par lui-même, en s'inspirant des récits que lui avait contés son assesseur syrien. Pour faire prendre corps et esprit au personnage de Shéhérazade, cet antiquaire du roi (puis professeur de langue arabe au Collège de France) s'est inspiré de Madame d'Aulnoy et de la marquise d'O, dame du palais de la duchesse de Bourgogne.

 

Selon Abdelfattah Kilito, cette compilation de récits anonymes ne remplit aucun des critères classiques de la littérature arabe : un style noble, un auteur précis et une forme fixe ; de plus, elle met en avant de nombreux particularismes et dialectes locaux, bien éloignés de l'horizon des lettres, ce qui laisse à penser que si Galland n'avait pas transmis cette mémoire, elle aurait disparu. Antoine Galland a notamment intégré aux Mille et une Nuits des récits n'y figurant pas à l'origine. Les Aventures de Sinbad, d'Aladin et d'Ali Baba ne faisaient pas partie de l'œuvre en elle-même, si bien que Jacques Finné souligne que Galland est sans doute le seul traducteur de l'histoire à avoir traduit et donné corps à un texte qui n'existait pas encore officiellement

Selon youtube


Thea dit :
Un peu d'évasion musicale et visuelle avec ce conte qui a traversé les siècles et fait rêver. Bon partage.


posté il y a 178 semaine


Giorgino dit :
merci Théa . . .


posté il y a 178 semaine


Thea dit :
Merci de ta visite, GG. Bonne fin de journée à toi.


posté il y a 178 semaine


Phatrist dit :
l'orient dans toute sa splendeur merci dame théa pour ce beau partage


posté il y a 178 semaine


Thea dit :
conte mythique qui suscita mille interprétations musicales, théâtrales, cinématographiques, chorégraphiques... Tout un univers ! Bonne soirée à toi et aux amis de passage


posté il y a 178 semaine






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