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JEAN-ROGER CAUSSIMON, « le marin de notre éternelle jeunesse » une voix oubliée (8).


Le 2 décembre 2009 à 04:33


Jean-Roger Caussimon

Ainsi parle de lui Léo Ferré  qui ajoute : « toujours libre, comme un oiseau sans patrie, sans nid, éternel migrateur, farouche (…)  Quand on dit Caussimon, on dit le verbe juste, la césure incassable, et la rime comme un rappel de l'aventure et de l'idée première.(…) Il est toujours là, réédité, réimprimé, et je suis là aussi, pour lui, le regardant dévider sa pelote de chansonnier maudit. Je suis maudit aussi ».

* nous avons re-découvert cette chanson, « Les Milices », (1975). Paroles : Jean-Roger Caussimon. Musique :Eric Robrecht. Elle est toujours d’actualité…







Une voix rauque, un physique tout parcheminé de vieux loup de mer avec un regard lui aussi « vieux comme l’hiver », sous la casquette ou le chapeau. Un artiste à part, comédien, poète, chansonnier, compositeur, un touche à tout que l’on connaît mal ou pas du tout. Né le 24 juillet 1918 à Paris où il est mort le 19 octobre 1985 d’un cancer du poumon. A 18 ans, le théâtre le prend et ne le lâche plus (1er prix de comédie au Conservatoire de Bordeaux). En 1944, à son retour de captivité, il est engagé par Charles Dullin au Théâtre de la Cité. En même temps, il présente ses poèmes et chansons dans différents cabarets, accompagné de Léo Ferré pour qui il écrira une vingtaine de chansons de 1946 à 1985. Il mène, comme il dit, une double vie, écrivant pour de nombreux interprètes en dehors de Ferré : Catherine Sauvage, Mouloudji, Isabelle Aubret, Julien Clerc, Nougaro,Les Frères Jacques…

 


Jean-Roger Caussimon
c’est aussi une centaine de films : « L’auberge rouge »(C.Autant Lara) « French Cancan »(Renoir) « Le juge et l’assassin »(B. Tavernier)  dont il écrit la musique et les chansons ainsi que des dramatiques à la télévision.

 


Un jour, « le funambule » descend dans l’arène de la chanson. C’est mal venu pour les comédiens. Combien sont rejetés pour quelques-uns qui ont pu se faire accepter (Esposito, Reggiani, ..), tant il y a  d’amateurisme. "On ne chante pas comme l'on joue, car c'est sa vie qui brûle dans vos chansons : pas de trois coups, vous êtes seul tout de suite !" Ferré le pousse sous les projecteurs. On découvre alors sur scène, son corps de vieil albatros perdu dans la brume, sa sensibilité à fleur de marée, le tout s’invitant sur le tard à la table de la chanson  où il interprète lui-même ses textes que l’on croyait d’un autre : « Comme à Ostende », « Monsieur William »,  « Le temps d’un tango…" 

 


En 1970, il enregistre un premier disque qui lui vaut  un prix de l’Académie Charles Cros.

 


Laissons lui le mot de la fin : "Mes chansons c'est ma solitude et mon irréalisable besoin d'amour que je donne à tous. Il n'y a pas un mot, pas un vers qui n'ait sa raison d'être profonde et douloureuse ». Un beau credo.

 


Et nous, nous avons dans les yeux sa gueule en parchemin, ses poches remplies de bouteilles jetées à la mer et retrouvées. Nos rêves, il les aura fait exister avec sa voix boucanée de pirate  qui a chanté « la mort en face  » jusqu’à ce qu’elle baisse pavillon devant son cœur de vieux loup de mer. Et nous nous ne l’oublierons pas.

 


* Merci à  ...chansonrebelle.com/.. et aux différents sites internet qui lui sont consacrés.

 

 


Thefie dit :
je l'avais oublié, mais tout m'est revenu en le voyant et en l'entendent


posté il y a 489 semaine


Thea dit :
Merci Théfie, c'est un Monsieur qu'on ne peut oublier, effectivement, mais dont on ne parle plus et c'est dommage! Les chanteurs éphémères et sans talent occupent le devant de la scène, hélas!


posté il y a 489 semaine


Thea dit :
(suite) je n'ai pas fini de parler des "voix oubliées", il y en a tant et tant!!


posté il y a 489 semaine






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