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Marcel AZZOLA, le gentleman du « piano à bretelles» a fermé sa partition


Le 23 janvier à 12:17

Rubriques : Musique d'aujourd'hui



Il a sorti le "piano à bretelles" des bals musette et des brasseries, il en a fait un instrument au service du jazz.


Au revoir, Monsieur AZZOLA et merci pour ces heures de musique que vous nous avez offertes, en accompagnement de

tant  et tand d'artistes renommées  de la chanson ( Fréhel, Piaf, Barbara, Brel...),  et en musique de films.


Pour blog  et Illustration  compo perso : détenteur de copyright inscrit : http://www.copyrightdepot.com/cd47/00000000.htm.Tous droits réservés

Crédit photos :Purepeople /Universal Music France /musicMe /








La mort de Marcel Azzola, légende de l'accordéon et compagnon de route de Jacques Brel

Par Annie Yanbékian (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 22/01/2019 à 19H35, publié le 22/01/2019 à 02H40
Marcel Azzola le 21 janvier 2010 à Paris, lors d'un concert hommage à Django Reinhardt au Théâtre du Châtelet

Marcel Azzola le 21 janvier 2010 à Paris, lors d'un concert hommage à Django Reinhardt au Théâtre du Châtelet

© Denis Lacharme / Sipa

"Chauffe, Marcel, chauffe !" C'était à lui que Jacques Brel s'adressait dans la mythique chanson "Vesoul".

Reportage : C. Azzopardi, N. Jauson
(...)
C'est le guitariste de jazz Christian Escoudé qui avait annoncé la triste nouvelle sur Facebook lundi soir, suscitant de
Sa carrière aura été marquée par sa contribution au jazz avec des collaborations entre autres avec Stéphane Grappelli, Didier Lockwood, Patrice Caratini et Marc Fosset, la chanson française dont il a accompagné les plus grands noms à commencer par Jacques Brel, mais aussi le cinéma puisqu'il a pris part à l'enregistrement de nombreuses musiques de films.

Avec lui, l'accordéon s'invite dans le jazz

Marcel Azzola, dont la famille était originaire de la région de Bergame, est né le 10 juillet 1927 à Paris. Ses parents ont quitté l'Italie après la Première Guerre mondiale pour échapper à la montée du fascisme. Après avoir commencé l'apprentissage du violon, le jeune Marcel se tourne vers l'accordéon sous l'impulsion de son père maçon et musicien amateur. Il se passionne pour cet instrument avec son professeur Attilio Bonhommi et remporte son premier concours en 1937. Il a l'occasion d'accompagner la chanteuse Fréhel lors d'un radio-crochet. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'initie à la musique classique avec l'accordéoniste et pédagogue Médard Ferrero, tout en jouant dans un orchestre.

Après la guerre, Marcel Azzola découvre le jazz et aura l'opportunité de jouer devant le guitariste Django Reinhardt. Pour son instrument l'accordéon, il sert de passerelle vers d'autres genres musicaux, pour le jazz mais aussi le classique. Il entame une collaboration avec le violoniste Stéphane Grappelli qui lui présente par la suite des artistes comme Michel Legrand, Didier Lockwood, Toots Thielemans côté jazz, et Yehudi Menuhin côté classique.
Didier Lockwood et Marcel Azzola jouent "La Javanaise" de Serge Gainsbourg, avec Thomas Enhco au piano aux Victoires du Jazz 2006
Azzola réalise son premier enregistrement en 1949 et participe la même année à l'enregistrement de "Sous le ciel de Paris" de Piaf. Par la suite, il anime un orchestre de bal, fait beaucoup de tournées, forme un trio avec le contrebassiste Patrice Caratini et le guitariste Marc Fosset... Plus tard, il prendra l'habitude de se produire très régulièrement avec Lina Bossati.

"Un point de mire" pour les accordéonistes

De l'avis des spécialistes de l'accordéon, Marcel Azzola a contribué à faire progresser son instrument d'un point de vue technique et lui a donné un souffle nouveau en "osant le jazz", selon l'expression de Philippe Krümm, responsable du magazine "Accordéon Accordéonistes", cité par l'AFP.
Marcel Azzola, Patrice Caratini et Christian Escoudé jouent "Double scotch", un morceau de Django Reinhardt le 24 juin 2017 à la Maison de la Radio, lors de la fête des 90 ans de l'accordéoniste
Pour ceux qui sont venus après lui, il demeure une référence : "Il a toujours été un point de mire", affirme Richard Galliano. "Marcel, c'est une figure emblématique pour ma génération", assure Francis Varis. Son jeu tout en nuances, "dans lequel on ne trouvera jamais une trace de vulgarité" - toujours selon les mots de Francis Varis - et son phrasé "avec une dynamique très particulière, très bebop" - selon ceux de Richard Galliano - suscitent la plus grande admiration.

L'accompagnateur des plus grandes gloires de la chanson

Côté chanson française, Marcel Azzola commence à accompagner, à partir des années 50, de grands noms parmi lesquels Boris Vian, Barbara, Gilbert Bécaud, Juliette Gréco, Édith Piaf, Mouloudji et bien sûr Jacques Brel. C'est bien lui, le Marcel du "Chauffe, Marcel, Chauffe !" lancé par Brel dans l'enregistrement d'anthologie de la fameuse chanson "Vesoul" en septembre 1968 (dans la vidéo ci-dessous, Marcel Azzola intervient à partir de 1 minute 20 secondes.
Avec Marcel Mouloudji, Marcel Azzola enregistre en 1976 une anthologie du genre musette intitulée "Et ça tournait". Il aura côtoyé les rois de ce genre musical, dont Tony Murena et Gus Viseur. Il aura fait du bal, suivi le Tour de France et animé plusieurs éditions des fameux Six Jours Cyclistes au Vel'd'Hiv.

Au cours de sa longue carrière, Marcel Azzola a par ailleurs enregistré une centaine de musique de films, dont "Mon Oncle" (1958), "Trafic" (1971) et "Playtime" (1967) de Jacques Tati, ou encore "Le juge et l'assassin" (1976) de Bertrand Tavernier ou "L'emmerdeur" (1973) d'Édouard Molinaro, film dans lequel jouait Jacques Brel. Sa culture classique et sa technique en ont fait un musicien de studio très sollicité.

Un pédagogue engagé

Marcel Azzola, qui a été professeur à l'École de musique d'Orsay durant vingt ans, a milité à partir des années 70, avec ses collègues Joe Rossi, Joss Baselli et André Astier pour la reconnaissance de l'accordéon. Cet engagement a porté ses fruits avec l'inscription de cet instrument au CNSM, le Conservatoire national supérieur de musique, de Paris en 2002.

Depuis des années, Marcel Azzola souffrait de la Maladie de Dupuytren à la main droite. Le mal s'étant aggravé, son activité s'était beaucoup réduite ces derniers temps.


Phatrist dit :
merci de lui rendre hommage théa je l'ais souvent vu sur scène


posté il y a 29 semaine


Thea dit :
On va beaucoup parler de ce "Chauffe,Marcel, chauffe !"lancé par Brel et j'ai choisi ce tango plutôt que Vesoul.Peut-être parce qu'on le mentionnera moins. Bonne soirée musicale en partage.


posté il y a 29 semaine


Thea dit :
Merci pour ton passage et ton commentaire Phatrist.Je n'ai jamais vu cet artiste sur scène,seulement à la TV. Il a marqué notre époque.Bonne journée à toi et à celles et ceux qui monteront à bord


posté il y a 29 semaine


Sapience dit :
accordéon dit piano du pauvre C'est l' Chopin du printemps Sous le soleil mauve Des lilas de Nogent... On aime Marcel Azzola merci Théa


posté il y a 29 semaine


Thea dit :
"Le piano du pauvre" écrit composé et chanté par Léo Ferré, y ai pensé, bien sûr, Sapience. On le chantait à tue-tête avec les copines, après l'avoir entendu à la TSF, comme on disait.Souvenir.


posté il y a 29 semaine


Giorgino dit :
Un Grand Artiste , merci Théa ,


posté il y a 29 semaine






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