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Vous avez dit " ACTUALITÉ ET EMBALLEMENT MÉDIATIQUE ?


Le 26 mars à 11:09

Rubriques : Des AUTEURS, des MOTS


Lisez ce qu’écrivait Émile ZOLA dans Le Figaro du 24 novembre 1888.





Voici un texte passionnant dans le contexte actuel

"Ah, cette presse! Que de mal on en dit! Il est certain que depuis ne trentaine d’année elle évolue avec une rapidité extrême. Les changements sont complets et formidables. C’est l’information, qui peu à peu, en s’étalant a transformé le journalisme, tué les grands articles de discussion, tué la critique littéraire, donné chaque jour plus de place aux dépêches, aux nouvelles grandes et petites, aux procès-verbaux des reporters et des intervieweurs. Il s’agit d’être renseigné tout de suite.

Est-ce le journal qui a éveillé dans le public cette curiosité croissante? Est-ce le public qui exige du journal cette indiscrétion de plus en plus prompte?

Le fait est qu’ils s’enfièvrent l’un l’autre, que la soif de l’un s’exaspère à mesure que l’autre s’efforce, dans son intérêt, de la contenter. C’est alors que, devant cette exaltation de la vie publique, on se demande s’il y a un bien ou un mal. Beaucoup s’inquiètent – tous les hommes de cinquante ans regrettent l’ancienne presse, plus lente et plus mesurée- et on condamne la presse actuelle.

Mon inquiétude unique devant le journalisme actuel, c’est l’état de surexcitation nerveuse dans lequel il tient la nation. Aujourd’hui remarquez quelle importance démesurée prend le moindre fait, des centaines de journaux le publient à la fois, le commentent, l’amplifient et souvent, pendant une semaine, il n’est pas question d’autre chose. Ce sont chaque matin de nouveaux détails. Les colonnes s’emplissent. Chaque feuille tâche de pousser au tirage en satisfaisant davantage la curiosité de ses lecteurs. Une secousse continuelle se propage d’un bout à l’autre dans le public.  (…) Quand une affaire est finie, une autre commence. Les journaux ne cessent de vivre dans cette existence de casse-cou. Si les sujets d’émotion manquent, ils en inventent. Jadis, les faits, même les plus graves, parce qu’ils étaient moins répandus et moins commentés, ne donnaient pas à chaque fois ces accès violents de fièvre au pays.

Ce régime de secousses incessantes me paraît mauvais »

Emile zola

Figaro : le 24 Novembre 1888

https://noussommesnotremonde.com/.../assises-du-journalisme-demandons-plutot-son-

 

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Thea dit :
Je vous laisse découvrir ou redécouvrir cet article publié par Emile Zola dans le Figaro du 24 11 1888. l'écrivain et journaliste voyait LOIN ! Et ni radio, ni TV, ni Internet à son époque...


posté il y a 4 semaine


Thea dit :
Les petits articles que je mets en ligne se suivent et ne se ressemblent pas... Souhaitons que ce blog puisse continuer sinon... bye bye !


posté il y a 4 semaine






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