Ecriture plurielle et passerelle

Présentement sur Amicalien
Les membres en ligne : 6
Les nouveaux membres : 4
Anniversaires aujourd'hui : 5

Connexion des membres


  Se souvenir de moi


Jean-Pierre MARIELLE, le dernier des Grands Ducs, nous a quittés


Le 27 avril à 04:22

Rubriques : ENTRACTE


Jean-Pierre MARIELLE, né en 1932, vient de jouer sa dernière scène. Voix singulière et tonitruante, gouaille et flamboyance du rire et du verbe. Carcasse impressionnante, démarche de grand seigneur, moustache puis barbe altières. Un univers à lui seul, cet homme-là, cet acteur-caméléon qui, s’il apparaît dans des comédies de boulevard, joue aussi, des années 60 aux années 2000, du Claudel, du Tchekhov ou du Pirandello. Au cinéma, après de timides débuts en 1960, il lui faut attendre une décennie et une bonne vingtaine de rôles avant de se faire remarquer. Il a été sept fois nominé aux César sans en remporter un seul. Mais ne rien obtenir dans les « comices agricoles télévisuels » lui était indifférent, disait-il: « Les César ? J’en ai rien à foutre! »





Jean-Pierre Marielle, l’acteur grand seigneur

Fabienne Pascaud

Jean-Pierre Marielle, c’était d’abord une voix. Qui sonnait, claironnait, rugissait et tonitruait ; puis se faisait chuchotement, soupir, avant de s’éteindre doucement dans le silence. Eclats de grandes orgues et crépusculaire mélancolie du basson... C’était encore cette haute silhouette toute en jambes, distinguée et goguenarde. Gueulard frimeur ou misanthrope taciturne, depuis qu’il sortit du Conservatoire en 1954, l’acteur Marielle aura tracé, comme en musardant, un audacieux parcours d’interprète. Longtemps, le théâtre lui apporta les rôles de maniaques, de ratés les plus flamboyants. Puis, le cinéma aussi se mit à lorgner sur cette grande gueule trop longtemps cantonnée à l’écran aux snobinards imbéciles ou aux machos paillards. Jean-Pierre Marielle incarne désormais les solitaires murés dans le silence, comme absents. Point d’orgue de ce grand flirt avec le vide, Tous les matins du monde, d’Alain Corneau : il y joue un compositeur pour viole de gambe à l’exigence janséniste, à la rigueur morbide. Une de ses apparitions les plus fascinantes. Il était une musique qui cherchait à rester exigeante et singulière. Mais sans donner de leçon, juste celle d’une indépendance, d’une dignité, à la fois aristocratique et paysanne. Acteur grand seigneur.

> Lire aussi Mort de Jean-Pierre Marielle : les chaînes bouleversent leurs programmes pour lui rendre hommage

> Lire aussi Jean-Pierre Marielle est mort : voici ses films les plus marquants

> Lire aussi Jean-Pierre Marielle : une ribambelle de scènes cultes

© Télérama

J'ai choisi cet extrait de la controverse de Valladolid avec Jean Carmet, Jean-Louis Tritignant et Jean-Pierre Marielle :

La controverse de Valladolid est un débat qui opposa essentiellement le dominicain Bartolomé de Las Casas et le théologien Juan Ginés de Sepúlveda en deux séances d'un mois chacune (l'une en 1550 et l'autre en 1551) au collège San Gregorio de Valladolid, mais principalement par échanges épistolaires. Ce débat réunissait des théologiens, des juristes et des administrateurs du royaume, afin que, selon le souhait de Charles Quint, il se traite et parle de la manière dont devaient se faire les conquêtes dans le Nouveau Monde, suspendues par lui, pour qu'elles se fassent avec justice et en sécurité de conscience 1.

La question était de savoir si les Espagnols pouvaient coloniser le Nouveau Monde et dominer les indigènes, les Amérindiens, par droit de conquête, avec la justification morale pouvant permettre de mettre fin à des modes de vie observés dans les civilisations précolombiennes, notamment la pratique institutionnelle du sacrifice humain, ou si les sociétés amérindiennes étaient légitimes malgré de tels éléments et que seul le bon exemple devait être promu via une colonisation - émigration.

Ce débat eut lieu sous le pontificat du pape Jules III.

C'est aussi un débat politique et religieux organisé en 1550 par Charles Quint qui fit cesser temporairement la colonisation de l'Amérique par la monarchie espagnole.

Il avait pour but de définir officiellement la légitimité ou l'illégitimité de l'esclavage des peuples amérindiens.

© Wikipédia

 

Pour blog  et Illustration  compo perso : détenteur de copyright inscrit : http://www.copyrightdepot.com/cd47/000XXXXX.htm.Tous droits réservés

Crédit photos ! AlloCiné /Le Club de Mediapart /jmhsa.ch /Alchetron /Leblogtvnews.com


 
 


Thea dit :
Dur, ce matin, pour mettre cet article !Les films de cet acteur qui m'ont le plus marquée :Coup de torchon (1981)de B.Tavernier; La Controverse de Valladolid (1992)téléfilm)Tous les matins du monde


posté il y a 3 semaine


Thea dit :
(1994) d'Alain Corneau, qui sera diffusé" lundi 29 sur ARTE. Il disait qu'il avait joué dans des films "oubliables";Je pense à certaines gaudrioles où on l'a catalogué d'office de paillard etc.


posté il y a 3 semaine


Escargot dit :
Merci Thea pour ton bel hommage.


posté il y a 3 semaine


Thea dit :
J-P. Marielle était atteint de la maladie d'Alzheimer depuis quelques années. Il aurait voulu tourner encore beaucoup de films.Malheureusement, sa maladie l’en empêchait pour son plus grand malheur


posté il y a 3 semaine


Thea dit :
Merci de ton passage, Escargot. Je continue le blog tant que c'est possible, grâce à la fidélité de qq amicaliens que je remercie.


posté il y a 3 semaine


Sapience dit :
Jean-Pierre Marielle disait : Je suis un misanthrope mondain, un solitaire bavard. Un grand comédien qui ne courait pas après les honneurs. Merci Théa de lui rendre ce bel hommage


posté il y a 3 semaine


Thea dit :
En effet, Sapîence, JP Marielle ne courait pas après les honneurs ! Il disait :"Je n'ai pas le sentiment d'avoir fait une carrière,mais des rencontres," et, à propos de "Tous les matins du monde"


posté il y a 3 semaine


Thea dit :
parlant d'A Cornaau "On se croisait de temps à autre à des concerts de jazz, et je ne peux qu’accorder ma confiance à un cinéaste qui va écouter Ornette Coleman au lieu d’écumer les dînes mondains. Je pense souvent à ce tournage, il était


posté il y a 3 semaine


Thea dit :
de ceux qui rendent ce métier digne d’être fait. "et "La communication silencieuse est un idéal" Très juste, très sage ! Que de paroles inutiles partout ! Qui s'envolent, à peine dites! Et s'oublient


posté il y a 3 semaine






© 2003-2019 Amicalien.com, Tous droits réservés.
CONTACT | CONDITIONS D'UTILISATION | PUBLICITE | PARTENAIRES