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THE KID », de CHAPLIN, une fleur de tendresse…


Le 3 juin 2010 à 05:04

Rubriques : ENTRACTE


... un môme, un gavroche...

Nous sommes en 1919. Cha­plin vient de perdre son pre­mier en­fant. Son ma­riage bat de l'aile. Le plus cé­lèbre des ci­néastes amé­ri­cains est en panne d'ins­pi­ra­tion. C'est dans un des nom­breux ca­ba­rets de Los An­geles que ses yeux vont lui don­ner d'ad­mi­rer un petit phé­no­mène, haut comme trois pommes : Ja­ckie Co­ogan (1914/1984) ef­fec­tuant aux côtés de son père un somp­tueux nu­mé­ro de danse. L'idée de faire un long mé­trage, muet bien en­ten­du, sur la fa­mille est née. Cha­plin voit en lui son Kid.







Char­lot, mo­deste vi­trier de son état, dé­cide de re­cueillir et d'éle­ver seul un en­fant aban­don­né par sa mère, une pauvre femme anéan­tie par le cha­grin et le re­pen­tir.


Un film avec un sou­rire, et peut-?être aussi une larme
: tels sont les pre­miers mots de The Kid, le pre­mier vrai long mé­trage de Cha­plin. Un long mé­trage à la fois émou­vant, sin­cère, tan­tôt triste, tan­tôt ré­jouis­sant. Cha­plin in­ter­prète Char­lot, le plus cé­lèbre de tous les va­ga­bonds. Un homme simple, hon­nête, un gent­le­man comme di­raient cer­tains, mais tel­le­ment pauvre, qui finit par prendre sous son aile un nou­veau-?né, fraî­che­ment aban­don­né par sa gé­ni­trice, abat­tue par sa triste vie. The Kid est une his­toire élé­men­taire qui traite de l'amour dont peut faire preuve un père pour son fils quelle que soit sa si­tua­tion, de l'amour ma­ter­nel aussi. Le thème cher à Cha­plin, celui du com­bat à l'issue in­cer­taine d'un homme seul face à une so­cié­té ar­ro­gante et in­juste, est éga­le­ment re­pris en pro­fon­deur.


Char­lot
est un pan­tin ar­ti­cu­lé, qui sau­rait faire rire aux larmes même les plus en­dur­cis. Mais dans The Kid, il prend une am­pleur que l'on ne lui connais­sait pas : il émeut et son aven­ture de père im­pro­vi­sé lut­tant déses­pé­ré­ment pour of­frir la meilleure vie à son fils sau­rait at­ten­drir même les plus en­dur­cis. Cha­plin est aussi bon tra­gé­dien que co­mé­dien (Theatre Ma­ga­zine, 1920).


Les dé­cors créés pour ce film sont la ré­plique exacte des quar­tiers de Londres dans les­quels Cha­plin a gran­di. La chambre de Char­lot est celle dans la­quelle son au­teur a vécu. Et il n'y a qu'un pas à faire pour iden­ti­fier la mère de l'en­fant à la mère de Cha­plin. Ce film te­nait clai­re­ment à coeur à ce der­nier, qui n'hé­si­ta pas à écrire seul son scé­na­rio, à le réa­li­ser, à le pro­duire et à en écrire toutes les mu­siques. Il pren­dra l'ha­bi­tude d'en­dos­ser tous ces rôles à la fois par la suite.


La sor­tie de The Kid fut un triomphe re­ten­tis­sant pour son au­teur, qui fut en me­sure d'ou­vrir peu après sa propre so­cié­té de pro­duc­tion : Les Ar­tistes As­so­ciés. Ja­ckie Co­ogan, l'en­fant-?star, n'aura pas la car­rière tant at­ten­due puis­qu'il mul­ti­plie­ra les échecs ci­né­ma­to­gra­phiques cui­sants avant, fi­na­le­ment, de trou­ver une place dans La Fa­mille Ad­dams.


"Je le dis en mon âme et conscience : Le Kid est resté aussi jeune, aussi frais, aussi drôle, aussi poé­tique, aussi at­ten­dris­sant et émou­vant qu'au­tre­fois" (Le Ca­nard En­chaî­né, 1973).

 

*Source : http://www.krinein.com/cinema/kid-710.html




Thea dit :
Il a pris le Kid dans ses bras, il lui a servi de père, ils s'en vont ensemble main dans la main...Je crois qu'on peut encore les apercevoir tous les deux au coin d'une rue...regardez bien.


posté il y a 464 semaine


Thea dit :
mais à cette heure-ci vous devez dormir. Bonne nuit visiteurs et amis, j'y vais aussi.


posté il y a 464 semaine


Pikaza dit :
Pour l'avoir vu plusieurs fois , ce film génial met à nu l'extrême sensiblité de Chaplin .Pour la 1ére fois , le muet est scénarisé: Chaplin -enfant , Kid-adulte tout se superpose et fusionne.


posté il y a 464 semaine


Pikaza dit :
C'est un film de sortie de la grande guerre ( 1922) et les coups de pieds aux fesses habituels font place à de nobles sentiments dont les gens avaient besoin .Chaplin gavroche Clin d'oeil Thea


posté il y a 464 semaine


Georgino dit :
....


posté il y a 464 semaine


Thea dit :
Pikaza, je l'ai vu plusieurs fois ,aussi, bien sûr, ne m'en lasse point.Tu laés dit, tout se superpose, surtout,quand on connaît les circonstances de ce tournage. C'est frais, tendre et fort.


posté il y a 464 semaine


Thea dit :
le noir et blanc confère à ce film une réelle beauté poétique, esthétique et humoristique, une d'émotion qui se passe de "gros effets" et de pathos.Jackie Coogan futr "oublié" ensuite,"abandonné"


posté il y a 464 semaine


Thea dit :
merci de ta visie ami Georgino.


posté il y a 464 semaine






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